Le distributeur en produits pharmaceutiques a dès sa création misé sur l´ouverture de son PGI à ses partenaires pour réduire les tâches administratives, doper ses activités et se différencier de la concurrence avec un service innovant.
"Dès la fondation de notre société en septembre 2001, nous avons choisi un PGI ouvert qui nous permettrait d´échanger des informations avec nos partenaires", explique Joël Mégard, directeur général d´Eurodep. "Cette ouverture, qui se concrétise par des services tels que la possibilité de venir consulter directement dans notre PGI l´état des stocks ou/et des livraisons de produits, soulage considérablement notre service d´administration des ventes et constitue un véritable outil marketing. En termes de travail d´image, c´est énorme !".
Dépositaire en produits pharmaceutiques, Eurodep assure la distribution pour le compte de laboratoires auprès des pharmacies et parapharmacies. En 2002, elle a réalisé un chiffre d´affaires de 150 millions d´euros et emploie environ 60 personnes. Dès sa création, la société opte pour Adonix X3, version "webisée" du PGI d´Adonix. "Plusieurs facteurs ont retenu notre attention", note Joël Mégard. "La pérennité du produit bien sûr, sa modularité importante car indispensable pour personnaliser les fonctions, la maîtrise de notre métier de distributeur par l´équipe d´intégrateurs e-THEMIS qui a aidé à la mise en oeuvre et, surtout, la capacité à dialoguer et échanger des informations via Internet. Dès le départ, cette ouverture de notre système a été considérée comme indispensable car elle constitue un véritable critère de différentiation".
Le Web pour limiter les tâches d'administration et travailler son image de marque Après six mois de mise en oeuvre, Eurodep proposait son premier accès via Internet aux laboratoires partenaires. Ils peuvent consulter des statistiques, l´état des stocks, d´une commande, de la facturation ou encore le fichier client et ainsi savoir à qui leurs produits sont distribués. Cette ouverture a nécessité des développements et des paramétrage spécifiques du PGI afin d´assurer la sécurité et la confidentialité des données. Outre la mise en oeuvre d´un mécanisme d´authentification, Eurodep a en effet fait en sorte d´isoler ses fichiers clients afin que chaque fournisseur ne puisse consulter que les informations qui le concerne. Pour Joël Mégard, "les bénéficies sont incontestables. Quand un client rencontre un problème sur sa commande, le processus normal veut qu´il appelle d´abord le laboratoire et nous ensuite. Si le laboratoire peut accéder à notre PGI, il peut renseigner le client directement et ainsi nous éviter d´avoir à traiter le problème. De même si le laboratoire peut accéder à l´état de son stock ou de la commande, il n´a plus aucune raison de nous appeler. Ces gains en traitement et gestion administratifs sont suffisamment énormes pour justifier l´investissement initial". Gains qui ne l´ont toutefois pas empêché de limiter l´ouverture de son PGI à un seul laboratoire dans l´immédiat.
Bien cerner les coûts et autres impacts de l'ouverture "Je voulais procéder avec prudence, tester cette première relation et prendre un peu de recul avant d´ouvrir le système à tous les partenaires", explique Joël Mégard. Après un an d´expérience, Eurodep a ainsi découvert que l´ouverture du PGI aux partenaires impliquait une très grande transparence qui peut parfois faire peur à certaines entreprises : impossible de mentir ou de masquer un problème quand c´est le laboratoire qui va directement consulter les informations dans le PGI de son client. Mais ce n´est pas tant cette nouvelle dimension dans la relation client/fournsiseur que le coût des licences qui freine aujourd´hui la société : "nous travaillons avec 40 laboratoires, il nous faudrait donc environ 80 licences à raisons de deux par fournisseur. Si on y ajoute les nôtres, cela fait un total de 120 licences, chacune coûtant environ 2500 euros. C´est bien trop cher sans compter que si un fournisseur nous quitte, nous restons avec notre licence sous le bras". Eurodep a donc revu son architecture et envisage de "recopier" les données de son PGI dans une base, laquelle serait accessible à ses fournisseurs via Internet. Ils pourraient ainsi consulter les informations sans avoir besoin d´une licence. "Quelle que soit la solution que nous retiendrons, nous ne reviendrons pas sur cette ouverture qui nous parait indispensable aujourd´hui pour se différencier sur des marchés concurrentiels", explique Joël Mégard. "C´est un véritable service que nous offrons à nos fournisseurs qui d´ailleurs nous ont bien fait comprendre qu´ils l´attendent avec impatience".
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