Chaque imprimante laser possède une empreinte d'impression qui lui est propre. Cette empreinte se matérialise par la façon dont l'encre est étalée par l'imprimante sur le papier. Edward Delp, professeur à l'université de Purdue (Indiana), estime "pouvoir identifier la source [ndlr : l'imprimante] à l'origine d'une impression laser quelle que soit la nature du document imprimé". Faux billets, contrats de travail, lettres de change : tous ces documents possèdent en effet des marques caractéristiques liées au matériel ayant servi à leur impression. Sur les 12 tests réalisés, les chercheurs ont réussi à identifier formellement 11 imprimantes grâce au logiciel qu'ils ont développé pour l'occasion.
En partant du principe inverse, les chercheurs sont capables d'insérer une marque invisible dans les documents imprimés de façon à identifier formellement l'origine du document. Une approche particulièrement intéressante pour propulser une banale impression laser au statut de "preuve juridique". Cette découverte des chercheurs de l'université de Purdue pourrait, à terme, bouleverser le rôle des documents informatiques dans le droit, en apportant la preuve scientifique de l'origine de leur impression.
Preuve de l'efficacité de cette approche, le gouvernement américain travaille actuellement avec les chercheurs de Purdue pour mettre rapidement au point une technique permettant de tracer les faux-monnayeurs.
Lire aussi :
Biométrie : les empreintes digitales ne sont plus sûres,
A la recherche de la preuve informatique,
Réduire ses coûts d'impression : c'est possible !