En 2005, 37 % des ordinateurs professionnels vendus sur le marché français étaient des PC portables, contre 17 % en 1999 (source IDC). Et le 15 novembre dernier, selon une estimation de l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP), nous avons franchi la barre des huit millions d'abonnés bénéficiant d'un accès à l'Internet haut débit (ADSL). Pourtant, malgré ces chiffres a priori encourageants, les réticences des entreprises françaises face au télétravail demeurent.
Selon la dernière étude réalisée par IDC France à l'initiative de l'opérateur Télécom Italia, deux éléments principaux freinent le développement du e-travail dans les entreprises françaises : les risques "relatifs à la culture d'entreprise et à la confidentialité des informations", mais aussi les "freins au développement" perçus par les directions des ressources humaines. Parmi ces freins, les DRH citent à 51% "la difficulté à gérer le travail en équipe" et à "contrôler et mesurer le temps de travail" (41%).

Source: IDC, 2005 pour Telecom Italia France
Pourtant, le "e-travail" - notion souple englobant les multiples usages des nouvelles technologies permettant la poursuite de la mission professionnelle en dehors du cadre géographique de l'entreprise - présente de nombreuses opportunités. Qu'il soit occasionnel, fixe, nomade (ou un peu de tout cela à la fois), le "e-travail" permet notamment d'améliorer la productivité et le dialogue social. 57 % des entreprises interrogées estiment que "c'est une opportunité pour augmenter la productivité des salariés ou faciliter l'accomplissement des missions" et 51 % considèrent que "c'est une bonne occasion d'améliorer le dialogue social en laissant aux salariés la gestion de leur temps de travail".

Source: IDC, 2005 pour Telecom Italia France
Un nouvel accord cadre signé par les partenaires sociaux et visant à adapter au niveau national l'accord européen du 16 juillet 2002 fera peut-être progresser les pratiques professionnelles hexagonales qui manquaient jusqu'à présent de cadre juridique précis. Les infrastructures - accès haut débit et VPN, accès distant à la messagerie et aux applications, téléphonie sur IP, etc. - sont en place. Il ne reste plus qu'à faire évoluer les usages. Telecom Italia et IDC ont pris l'initiative de mesurer leur évolution en mettant en place un "baromètre du e-travail en France". Quatre fois par an, il permettra de savoir plus précisément qui sont les "e-travailleurs" et si les freins réglementaires, techniques et organisationnels sont progressivement levés.
Pour en savoir plus : l'étude IDC-Télécom Italia à télécharger (formulaire).
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