La virtualisation permet d'exécuter en même temps plusieurs "serveurs virtuels" sur un même serveur physique. Cette émulation logicielle s'appuie notamment sur les processeurs multi-coeurs dont les performances ne cessent de progresser. Ce procédé a tellement le vent en poupe que le cabinet IDC a dû revoir ses prévisions de vente de serveurs à la baisse : + 39 % de croissance entre 2006 et 2010 contre + 61 % initialement prévus. Selon le cabinet, en 2010, 15 % des serveurs installés exécuteront des machines virtuelle contre 4,5 % en 2006. Les entreprises s'intéressent à la virtualisation pour faire des économies - en consolidant plusieurs serveurs physiques sur une seule machine - mais aussi pour augmenter leur taux de disponibilité.
Pourtant, une récente étude menée par le cabinet Strategic Counsel pour le compte de Computer Associates remet en cause les bénéfices de la virtualisation. Selon Strategic Counsel, 74 % des entreprises de plus de 500 salariés pratiquent la virtualisation sous une forme ou une autre. Les pratiques les plus courantes sont la virtualisation et le partitionnement de systèmes d'exploitation (81 %), la virtualisation de serveurs physiques (80 %), et la mise en place de clusters (60 %). Les solutions de Microsoft (Virtual Server) et VMWare (VMWare Server / GSX) sont les plus utilisées.
Premiers bénéfices attendus : disponibilité et flexibilité des ressources informatiques. Suivent ensuite la volonté de réduire les dépenses en acquisition de matériels et la réduction de la complexité d'administration de plusieurs systèmes (matériels et logiciels) hétérogènes. Si 56 % des entreprises estiment que la virtualisation de serveurs est un succès, près de la moitié (44 %) sont incapables de mesurer concrètement les bénéfices de cette technologie, ni en termes de disponibilité, ni en termes de retour sur investissement. Les rares entreprises qui y parviennent estiment en général que leur retour sur investissement se situe entre un et douze mois et que ces solutions leur permettent d'économiser de 10 à 25 % du budget de fonctionnement précédent.
Strategic Counsel note des "différences flagrantes" entre les idées préconçues du marché et la réalité. Selon le cabinet, la plupart des éditeurs estiment par exemple qu'il faut entre une semaine et un mois pour entrer en production, alors que les entreprises constatent plutôt un délai minimal de mise en oeuvre de six mois.
Pour en savoir plus : télécharger l'étude du cabinet Strategic Counsel (PDF).
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