Petite commune de 10 000 habitants, la mairie de Privas (Ardèche) administre, outre les services municipaux de l'hôtel de ville, une médiathèque, un théâtre, une l'école de musique et un département technique. Dotés d'un réseau informatique hétérogène, ces cinq sites distants représentent environ 200 Go de données. "Lors de mon arrivée en 2005, je me suis rendu compte que les sauvegardes informatiques étaient peu fiables. Seule la comptabilité étaient sauvegardée quotidiennement sur bande", se souvient Mark Carrington, directeur informatique de la mairie. Afin de garantir la pérennité du système d'informations en cas de sinistre, il a rapidement déployé un véritable outil de sauvegarde en continu et mis au poinpt les procédures associées.
Un degré de protection équivalent aux grandes entreprises
Le DSI a cependant dû relever plusieurs défis, à commencer par la bande passante disponible - limitée à 1 Mb/s - et l'absence de personnel qualifié en informatique. "Je me suis tourné vers la solution DistriBackup de l'éditeur lyonnais Intradot Labs pour disposer d'une infrastructure de sauvegarde en continu, externalisée, multi-systèmes d'exploitations et multi-sites, car c'était la seule façon pour une petite collectivité de bénéficier d'un degré de protection des données équivalent à celui d'une grande entreprise", explique Mark Carrington (photo).
Epaulé par l'intégrateur Leclere SA, l'éditeur Lyonnais a déployé son logiciel de sauvegarde Boss sX sur les cinq sites. Cet agent détecte et sauvegarde en continu les modifications effectuées sur tous les postes, portables et serveurs du réseau. A chaque modification, il envoie automatiquement - via un VPN (réseau privé virtuel) - une copie de la sauvegarde locale sur un serveur DistriBackup hébergé dans les locaux techniques de la mairie.
Les avantages de la restauration sélective
Le transfert quotidien des données ne requiert pas beaucoup de bande passante car la sauvegarde incrémentale ne fait transiter, par internet, que les blocs de fichiers ayant été modifiés et non les fichiers complets. En revanche, la sauvegarde initiale des 200 Go de données n'était pas réalisable via le réseau. Pragmatique,"l'équipe informatique du prestataire a récupéré les premières sauvegardes sur un disque dur externe portable, puis les a transférées sur le serveur DistriBackup", précise Mark Carrington. Au total, le projet a coûté à la maire de Privas environ 10 000 euros tout compris : logiciel et support technique associé, matériel informatique, prestations de l'éditeur et de son partenaire.
"Heureusement pour nous, nous n'avons pas encore eu besoin de restaurer des données", se réjouit le DSI. Mais la Mairie a cependant été très vigilante, lors du choix initial de l'outil, sur le fait de pouvoir restaurer uniquement certains fichiers et non la totalité des 200 Go. "Une restauration sélective permet de diminuer la durée d'indisponibilité des données en récupérant les plus indispensables en premier", estime Mark Carrington.
Lire aussi
Trois solutions pour sauvegarder les bureaux distants
Quel support pour vos sauvegardes ?