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Par

Christine Calais


19/12/2007

Le créateur d'images de synthèse, artiste et technicien

Le créateur d'images numériques se distingue par une double compétence, à la fois artistique et technique. Porté par sa passion, il exerce souvent sa profession en indépendant.  

 

Profil du poste : La création d'images de synthèse est un secteur encore jeune, non structuré, mais porteur. Les places en CDI sont rares ; les tâches d'exécution sont commandées à des free-lance (parfois employés en CDD en tant qu'intermittents du spectacle) par les agences de publicité, de communication ou de création multimédia. Aussi, certains font le choix de créer leur entreprise et de traiter directement avec les clients. Parmi eux, on trouve les stations de télévision, les concepteurs d'objets ou de matériaux, comme dans le design automobile, les cabinets d'architecture, les entreprises de design, de production de jeux vidéo, les entreprises de production ou de postproduction vidéo.

 

Compétences requises : fibre artistique, sens de l'image, dessin, connaissance des tendances graphiques du moment, techniques et logiciels de modélisation et d'animation (3D Studio Max, Maya, Softimage XSI...) et, bien sûr, veille technologique permanente.

Qualités humaines : passion, rigueur, polyvalence, capacité d'innovation.

Perspectives d'évolution :
directeur technique, directeur artistique.

Fourchette de rémunération :
24 000 à 64 000 euros selon le type de contrat et de statut.

 

Portraits croisés : Julien Marpault et Daï Otofuji, fondateurs des studios Edge et Dekobot

Julien Marpault (photo) a la fibre créatrice. Après deux ans d'études spécialisées dans la 3D à l'institut supérieur des arts appliqués, il enchaîne des missions d'infographiste 3D pour des studios en free lance et en CDD comme intermittent du spectacle pendant un an. "Les postes en CDI sont en général réservés aux postes à responsabilité", explique-t-il. Il crée Edge, son entreprise de prestations de services en juillet 2004, à 21 ans. En 2005, un contrat pour un grand industriel de l'automobile lui fait embaucher une personne en CDI. L'activité évoluant, Edge a compté jusqu'à neuf employés. "Notre clientèle se compose essentiellement de cabinets d'architectes qui veulent visualiser leur projet en amont. Nous travaillons aussi dans le clip d'animation 3D ou sur des publicités, mais la pub et l'animation sont des secteurs plus difficiles à attaquer". 

 

A 38 ans, Daï Otofuji (photo), a connu plusieurs carrières. Diplômé de sciences à Tokyo, il travaille d'abord comme assistant de production pendant deux ans puis comme infographiste 3D pendant neuf ans dans une société de production publicitaire. "Il n'y avait pas de logiciel à l'époque et j'effectuais la programmation", se souvient-il. A Paris depuis cinq ans, ce Japonais travaille d'abord comme free lance avant de créer son entreprise, Dekobot. Son activité est très variée : direction de projets 3D, billboards (un format publicitaire) pour la télévision, films vidéos et photos, clips, courts métrages, etc.

Formations : Il existe plusieurs dizaines d'écoles qui préparent à la création multimédia, dont beaucoup à celle d'images numériques. A consulter : l'annuaire formations du site de l'Agence française pour le jeu vidéo.


 

Etablissement
Formation
Caractéristiques
Durée
Possibilités de financements
Université Paris 8, Saint-Denis.
Master Arts et Technologies de l'Image (ATI), spécialité Arts et Technologies de l'Image Virtuelle en M2
Infographie, programmation, animation 3D, réalité virtuelle.
2 ans (M1+M2) ou 1 an (M2)
220 euros, bourse universitaire possible.
Ecole d'infographie Supinfocom, Arles.
Cycle Infographie.
Conception d'images, scénario, story board, animation 2D, 3D, compositing, illustration sonore.
3 ans
6355 euros par an.
L'institut supérieur des arts appliqués (Lisaa), Paris.
Deux sections : 2D, 3D
Son, anatomie, environnement graphique, analyse d'image, storyboard, compositing, animation 2D, production 3D.
2 ans
6780 euros + 310 euros de frais techniques par an.

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