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Thierry Lévy-Abégnoli  


09/01/2008

Arcep et Socram : deux PME qui ont généralisé la virtualisation

Oser franchir le pas de la virtualisation et en généraliser rapidement l'usage, tels sont les conseils que donnent l'Arcep et la Socram. A la clé, des économies mais aussi une administration facilitée et un plan de continuité de service simplifié.

1. Un projet déclencheur mais une généralisation rapide

 

Organisme de crédit essentiellement automobile, la Socram devait en 2005 refondre son système d'information en vue de déployer un extranet ouvert sur l'ensemble de ses canaux de distribution, soit 2000 points de ventes. "Nous avons choisi la virtualisation sous VMware en décidant de cibler dès le départ toutes les applications éligibles et l'ensemble de la chaîne allant de l'intégration à la production en passapnt par la recette, soit aujourd'hui 75 % de notre centaine de serveurs Linux et Windows", raconte Eric Swiniarski, architecte technique à la Socram, qui note avec satisfaction que le nombre de ces applications éligibles tend à augmenter. "Les éditeurs sont de plus en plus réactifs. Par exemple, le middleware CTI de Genesys supporte VMware depuis peu, nous allons donc prochainement le migrer", précise-t-il.

 

L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) est une autorité administrative indépendante qui, avec 170 salariés, a la taille et le fonctionnement d'une PME. Egalement lancé en 2005, son projet a été déclenché par une migration de Lotus Domino vers Microsoft Exchange. Vu le nombre de serveurs de l'architecture cible, il aurait fallu en acquérir plusieurs. Le service informatique, qui ne compte que quatre personnes, a jugé plus économique de recourir à la virtualisation sous VMware, sur deux machines physiques.

 

2. Des gains économiques évidents

 

"La virtualisation nous a permis de baisser les coûts de plus de 50 %", considère Eric Swiniarski. Son calcul inclut essentiellement les serveurs physiques et les licences VMware. Mais il émet une mise en garde : "le déploiement d'un nouveau serveur virtuel est si simple qu'on a l'impression que son coût est nul. Il faut quand même garder à l'esprit que derrière, des ressources physiques sont consommées et des licences systèmes sont dépensées".

 

A l'Arcep, le premier projet fut économiquement neutre. Malgré un nombre de serveurs physiques qui est passé de deux à quatre, un gain est apparu au fur et à mesure que le périmètre s'est élargi à de nombreuses applications. "Ce gain s'explique par une utilisation bien plus optimale de nos serveurs", estime Jean-Paul Daufes, responsable des systèmes et réseaux de l'Arcep.

 

3. Une administration et des évolutions simplifiées

 

"Nos procédures d'exploitation sont grandement simplifiées par l'homogénéité de notre parc informatique", affirme Eric Swiniarski (photo). D'autre part, à l'Arcep comme à la Socram, on n'hésite plus à lancer des opérations de maintenance en pleine journée. Il suffit, avant d'intervenir sur un serveur, de déplacer les machines virtuelles concernées sur un autre serveur, ce qui s'avère totalement transparent pour les utilisateurs. "Il n'y a même pas une demi-seconde d'interruption de service !", insiste Eric Swiniarski. Un autre avantage est venu de la facilité de déploiement. "En quinze minutes, il est possible d'installer un nouveau système à partir d'un modèle et de le démarrer", précise Jean-Paul Daufes.

 

4. Une haute disponibilité plus économique

 

A la Socram, la fonction HA (haute disponibilité) de VMware a purement et simplement remplacé les clusters Microsoft. En cas d'incident, les machines virtuelles exécutant les applications jugées critiques sont automatiquement déplacées et relancées sur un autre serveur physique. Le délai de reprise est d'environ cinq minutes, donc environ trois fois plus long qu'avec les anciens clusters. Cette concession est largement contrebalancée par la simplicité de mise en oeuvre et le coût réduit de la solution de virtualisation.

 

5. Des compétences rapidement acquises

 

A l'Arcep, la formation s'est réduite à une demi-journée pour l'ensemble du service informatique et de quatre jours pour l'administrateur, qui a suivi une formation certifiante. La Socram n'a guère fait plus d'efforts, du moins initialement. Car Eric Swiniarski pondère la facilité de maîtrise de l'offre VMWare : "On peut en rester aux fonctionnalités de base mais on peut aussi aller très loin dans l'optimisation du produit et la mise en oeuvre des fonctions de hautes disponibilité et de reprise d'activité. Il faut alors de fortes compétences".

 

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