Selon le cabinet d'analyses Gartner, 30 % des acheteurs en ligne minimisent leurs achats pour des raisons liées à la sécurité des paiements. 75 % d'entre eux se connectent moins souvent et 14 % avouent avoir cessé toute activité bancaire en ligne. Face à ce constat alarmant, l'AFNOR vient de réaliser un état des lieux sur les relations entre économie numérique et identité. Selon l'organisme de normalisation, l'authentification fiable des utilisateurs et la possibilité d'utiliser une signature électronique sont des enjeux économiques vitaux alors même que le commerce électronique se développe depuis quelques années (notre article).
L'Afnor révèle que les fraudes à la carte bancaire représentent 0,2 % du chiffre d'affaires du commerce électronique soit 26 millions d'euros. L'usurpation d'identité est également en nette progression aux Etats-Unis, en Chine et dans les pays de l'Est. Pour l'organisme de normalisation, il est donc urgent d'instaurer un climat de confiance afin de ne pas handicaper le commerce électronique et favoriser le développement de nouveaux services numériques. L'Afnor estime que la France pourrait ainsi réaliser près de cinq milliards d'euros de gain de productivité ! Les domaines visés sont l'administration en ligne, le commerce électronique, le crédit à la consommation et les assurances.
Pour y parvenir, l'Afnor souhaite systématiser la carte d'identité numérique et la signature électronique. L'organisme de normalisation note dans son étude que la France est en retard par rapport à ses voisins européens. L'Autriche, la Belgique, l'Estonie, la Finlande, l'Italie, la Norvège, la Slovénie, et la Suède proposent déjà une carte d'identité électronique à leurs citoyens.
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