Créée en 1990, la banque de programmes Canal France International (CFI) fournit chaque année à 132 chaînes de télévision dans le monde plusieurs milliers d'heures de programmes. Elle les accompagne aussi pour améliorer leur maîtrise de la filière audiovisuelle, de la production à la programmation. Lorsque son nouveau directeur administratif et financier, Arnaud Godard prend ses fonctions en septembre 2005, il souhait améliorer l'information apportée aux actionnaires (France Télévisions et Arte) et à la direction générale, pour un meilleur pilotage de l'entreprise. A l'époque, chaque service se constituait ses propres tableaux de bord à l'aide d'Excel et d'Access.
Délai : trois mois. Coût : 15 000 euros
Mais la complexité des croisements de données nécessaires pour établir des indicateurs intéressants nécessitait un temps d'analyse anormalement long. Et, trop nombreuses, les opérations manuelles pour les créer ne garantissaient pas une information fiable. "Un outil décisionnel était devenu indispensable pour interconnecter les nombreuses bases de données de la société : programmes audiovisuels, missions de conseil, RH, comptabilité, budget, etc.", explique Arnaud Godard (photo). Après avoir comparé différentes solutions, CFI retient le logiciel LiveDashBoard de Prelytis pour son coût inférieur aux autres outils, mais aussi pour sa simplicité d'utilisation et l'évolutivité de son paramétrage.
La plate-forme décisionnelle a été mise en place en trois mois pour un coût d'environ 15 000 euros, licences et mise en oeuvre incluses. L'infrastructure décisionnelle de CFI repose sur une architecture technique Java EE côté serveur et une interface web 2.0 côté utilisateurs. L'administration et la création des rapports s'effectuent elles aussi au sein d'une interface web. L'intégration de LiveDashBoard avec les différents systèmes d'exploitation de l'entreprise (Windows et MacOS) et ses bases de données (Oracle, PostgreSQL, Filemaker, Access) n'a pas posé de problème particulier. En revanche, la mise en place de LiveDashBoard a nécessité un travail préalable de toilettage des données. "La qualité des informations était très variable d'une base à l'autre. Nous nous sommes rendu compte que certaines informations n'avaient pas été renseignées correctement", se souvient Arnaud Godard. Son équipe a donc dû corriger manuellement toutes les erreurs. Un travail de quinze jours qui n'était pas prévu initialement.
50 heures gagnées tous les mois
Aujourd'hui, une dizaine d'utilisateurs consultent les tableaux de bord interactifs. "A ce stade (première phase), nous avons volontairement souhaité que les utilisateurs n'aient accès qu'aux tableaux de bord interactifs", explique Arnaud Godard (photo). Les utilisateurs peuvent ainsi s'initier à l'outil et donner leur avis sur la pertinence des données mises à leur disposition. Les rapports sont suffisamment précis et interactifs pour répondre aux demandes quotidiennes de suivi d'activité et de suivi financier des utilisateurs. Après avoir intégré les remarques des uns et des autres, l'entreprise enrichira l'outil dans un deuxième temps en ouvrant des accès aux requêtes qui permettront aux utilisateurs de construire eux-mêmes de nouveaux états sur mesure.
La première phase du projet est satisfaisante. Les tableaux de bord sont plus lisibles tout en étant plus riches qu'auparavant. Comme ils sont plus rapides à construire, l'entreprise a gagné en réactivité. "Comme nous pouvons prendre nos décisions plus rapidement, le pilotage de l'entreprise est plus efficace", synthétise Arnaud Godard. D'autre part, les utilisateurs n'ayant plus à créer les rapports - soit 50 heures gagnées tous les mois - ils peuvent désormais se concentrer sur l'analyse des indicateurs.
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