Le 11 avril 2008, le langage Cobol est à nouveau entré dans le Top 10 des compétences les plus demandées du site Freelance.com. Cet intermédiaire entre les experts freelance en informatique et les entreprises dresse chaque jour un état du marché. Structurellement, la demande reste très forte pour les technologies d'infrastructure. Près de 65 % des demandes des entreprises se concentrent sur Unix et les bases de données SQL. Unix et AIX cumulent 28 % des demandes et le langage SQL et les bases Oracle et DB2 près de 35 %. En troisième place, Java (13 %) reste une plate-forme de développement pour laquelle les compétences sont rares. Tout comme Cobol qui se place en dixième position (5 % des demandes). La semaine dernière, c'est PHP qui était à la place de Cobol.
Le marché est tendu car l'offre ne correspond pas à la demande. Alors que 21 % des entreprises recherchent des compétences Unix et Linux, il n'y a proportionnellement que 14 % de freelances experts dans ce domaine contre 30 % sur Windows. La situation est identique pour les langages de développement. Les experts indépendants maîtrisent surtout C et C++ (20 % des experts), contre seulement 8 % Java. En termes de profils, le marché est lui aussi tendu. Les entreprises recherchent d'abord des développeurs (24 %), des administrateurs de base de données (19 %), et des spécialistes des progiciels de gestion (18 %). Mais les experts indépendants ont surtout des profils de chef de projet (20 %), consultant (15 %) et développeur (8 %).
Signe que la conjoncture est de plus en plus difficile pour les entreprises, malgré la rareté des profils qu'elles recherchent en priorité, l'indice de rémunération de Freelance.com ("index Freelance"), reste stable à 481 euros, soit le prix moyen d'une journée de freelance. Par ailleurs, l'Unedic Assedic a présenté les résultats de son enquête menée auprès de 355 000 entreprises françaises sur leurs besoins de main-d'oeuvre en 2008. Concernant les emplois informatiques, ce sont plus de 48 000 projets de recrutements qui ont été annoncés par les entreprises interrogées, dont plus de 80 % d'ingénieurs et de cadres.
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