Le 7 septembre 2008, le GSM soufflera ses 21 bougies : plus de 700 réseaux GSM répartis dans plus de 200 pays devraient ce seul jour transporter 16 milliards de minutes d'appels et 6 milliards de SMS, générant 1,6% du PIB mondial. L'occasion pour le cabinet de conseil Deloitte, de publier sa vision des tendances de l'année 2008 sur le marché des télécommunications. Baptisée "Technology, Media & Telecommunications Predictions - Trends 2008", cette étude prospective se base sur l'analyse des quelque 6 000 experts Deloitte dans ce domaine.
1. Un marché mouvementé, soutenu par le télétravail
Malgré un contexte économique difficile (récession aux Etats-Unis), l'augmentation des communications provenant des projets offshore et de télétravail devrait soutenir le marché. A court terme, les opérateurs des pays émergents seront la cible d'acquisitions de la part de ceux des pays développés. Mais à moyen terme, "certains géants des télécommunications de pays émergents pourraient s'intéresser à des sociétés du monde industrialisé fragilisées ou sous-valorisées", estime Etienne Jacquemin, associé Deloitte en charge du secteur des télécommunications.
2. Des téléphones dans tous les PC
"Incorporer les technologies de connectivité mobile aux équipements (ordinateurs, véhicules, etc.) pourrait augmenter de plusieurs milliards le nombre de mobiles en circulation et fortement stimuler la croissance du marché de la transmission de données par mobile", estime l'étude. Une évolution probable vu le coût moyen d'achat des téléphones, actuellement aux environs de dix dollars.
3. Fusion entre mobile et GPS
Pour Deloitte, l'ajout de plus en plus fréquent de GPS dans les téléphones haut de gamme est une fausse bonne idée. Selon le cabinet de conseil, il serait plus intelligent d'intégrer une puce 3G dans les GPS. La technologie cellulaire pourrait ainsi remédier au handicap du GPS ne tolérant aucun obstacle capter les signaux en provenance des satellites de géolocalisation.
4. Le téléphone mobile? surtout au bureau !
En 2008, 70 % des communications à partir de téléphones portables proviendront de l'intérieur d'un bâtiment. La qualité de la couverture des réseaux intérieurs sera donc cruciale, et compte tenu des dizaines de milliards déjà investis en réseaux extérieurs, cela va inciter les opérateurs à partager de plus en plus leurs réseaux.
5. Le très haut débit en question
Les utilisateurs se satisfont des débits offerts par le 2G ou 2G+, base de l'essentiel des revenus actuels des opérateurs. Avec des perspectives économiques affaiblies, les utilisateurs seront plus sélectifs, et les opérateurs devront être prudents devant l'ampleur des investissements requis pour des performances techniques accrues.
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