Ne vous fiez pas au numéro de version - 2.6.25 - du nouveau noyau Linux. Cette release majeure améliore les performances et la stabilité multitâches. Elle propulse aussi Linux dans les systèmes embarqués avec un ordonnanceur temps réel flambant neuf et un meilleur support des processeurs ARM. Autre progrès et non des moindres : le module SMACK (Simplified Mandatory Access Control Kernel) simplifie largement la gestion de la sécurité.
Le Yankee Group a choisi de rendre publics au même moment les résultats d'une vaste enquête mondiale (700 sociétés interrogées dans 27 pays) et totalement indépendante. Selon le cabinet d'études, les distributions Linux ne connaissent en moyenne que 60 minutes d'interruption par an pour SuSE Linux et 95 minutes pour Red Hat. A titre de comparaison, Windows Server atteindrait neuf heures par an.
C'est dans ce contexte positif que Red Hat vient de mettre fin aux rumeurs. L'éditeur ne développera pas de distribution grand public, ni à court terme, ni à moyen terme. "Le marché du poste de travail souffre de la présence d'un acteur dominant [ndlr : Microsoft] et certaines personnes continuent d'estimer que les postes de travail sous Linux n'offrent toujours pas une alternative aussi pratique", explique l'éditeur dans un communiqué.
Pas de quoi effrayer Canonical, l'entreprise à l'origine d'Ubuntu. La nouvelle version 8.0.4 sera disponible ce jeudi 24 avril, déclinée sous deux éditions : desktop et serveur. Ubuntu rencontre un grand succès chez les utilisateurs, c'est la distribution la plus déployée dans le grand public. D'ailleurs, Adobe, Google, IBM-Lotus, Nero, et Skype supporteront cette nouvelle distribution.
En revanche, Ubuntu 8.04 Server Edition aura plus de mal à s'imposer face à l'aura de Red Hat sur ce marché. Et ce, même si Canonical a étendu le support Long Time Support (LTS) à cinq ans. Canonical a cependant réussi à certifier sa distribution pour certains serveurs 64 bits de Sun. C'est un bon début.
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