La cinquième étude annuelle de la Business Software Alliance (BSA), association représentant les principaux éditeurs de logiciels, montre que la France reste un mauvais élève en matière de piratage informatique. Selon l'étude menée par le cabinet IDC pour le compte du BSA, 42 % des logiciels utilisés en France en 2007 étaient piratés. C'est trois points de moins qu'en 2006, mais toujours trop par rapport aux moyennes européenne (25 %) et mondiale (38 %).
C'est aux Etats-Unis que l'on pirate le moins avec "seulement" 20 % de logiciels illicites. Nos voisins des pays nordiques sont largement plus respectueux avec un taux de logiciels piratés autour de 25 % en Angleterre, Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Suède et Suisse. Le Luxembourg est le pays le plus respectueux avec 21 %. En revanche, les pays latins de l'Europe se distinguent comme les plus mauvais élèves avec 58 % de logiciels piratés en Grèce, 50 % à Chypre et 49 % en Italie.
Selon IDC, ces piratages représentent un manque à gagner pour l'industrie du logiciel d'environ deux milliards d'euros en 2007, dont 51,5 millions d'euros en France. Mais l'étude se veut didactique et explique que si la moyenne mondiale baissait progressivement à 28 %, cela permettrait de créer 14 465 nouveaux emplois. Malheureusement, avec l'explosion de la micro-informatique dans les pays émergents (Inde, Chine, Brésil), IDC est plutôt pessimiste sur la tendance pour les prochaines années.
Rappelons que les professionnels du logiciel engagent chaque année des milliers d'actions en justice à travers l'Europe. Elles peuvent prendre la forme de procédures civiles ou pénales, de mises en garde et d'audits à l'encontre d'entreprises utilisatrices de copies illégales. Suite aux actions du BSA, les sociétés contrôlées en 2007 ont dû payer en moyenne 93 000 euros au titre du préjudice subi par les éditeurs.
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