1. Passer au client léger sans investir dans la technologie Citrix
Avec Windows Server 2003 seul, il était illusoire de déployer une véritable infrastructure de type client léger. Certes dédiés à cette fonction, les Terminal Services se révélaient peu ergonomiques pour les utilisateurs et n'offraient pas de possibilités de publier différentes applications en fonction des profils. Au final, il fallait recourir à une offre tierce dont la plus connue est celle de Citrix. Sur chacun de ces points, Windows Server 2008 refait une partie de son retard.
"Environ 95 % des fonctionnalités de l'ancienne offre Metframe de Citrix sont désormais couvertes et nous constatons que certaines entreprises envisagent de migrer, essentiellement pour déployer un projet de client léger", affirme Damien Buisson (photo), chef de produit Windows Server 2008 chez Microsoft. Les lacunes qui subsistent concernent notamment la granularité de la publication des applications selon le type d'utilisateur. "Microsoft a probablement voulu laisser de la place à son partenaire Citrix", estime Thierry Desbois, responsable consulting Wintel chez SCC.
2. Equiper à moindre coût un réseau de petites agences
Windows Server 2008 introduit la notion de contrôleur de domaine Active Directory en lecture seule (Read Only Domain Controller). "Cela permet d'équiper plus facilement des agences ou des sites déportés, en améliorant la sécurité et la stabilité", affirme Thierry Desbois. Il s'agit d'une source d'économies dans la mesure ou le recours à des produits tiers ou à un renforcement de la sécurité physique peut être évité. De plus, les processus de réplication vers ces contrôleurs étant allégés, la consommation de bande passante est réduite.
3. Mieux assurer la montée en charge d'un site web
Le serveur HTTP de Microsoft (II7) est inclus dans Windows Server 2008, avec un degré d'intégration synonyme d'amélioration des performances, particulièrement en mode 64 bits. D'autre part, le support du langage PHP bénéficie enfin d'un degré d'optimisation comparable à celui de la technologie ASP.NET. Autre plus : II7 adopte l'approche modulaire de Windows Server 2008, ce qui permet de limiter le nombre de modules exécutés, donc, là encore, d'augmenter les performances. Enfin, la montée en charge est améliorée grâce à la simplification des processus de clonage des serveurs HTTP, sur plusieurs machines physiques ou virtuelles.
4. Consolider les serveurs sans recourir à l'offre de VMware
Grâce à l'hyperviseur Hyper-V intégré en standard dans Windows Server 2008, Microsoft propose une véritable alternative à l'offre VMware, lorsqu'il s'agit de lancer un projet de consolidation de serveurs qui, eux, peuvent rester sous d'anciennes versions de Windows. Mais attention, seuls les processeurs de dernière génération sont supportés car Hyper-V fonctionne uniquement en mode 64 bits et exploite obligatoirement les mécanismes d'Intel et AMD dédiés à l'optimisation de la virtualisation. De plus, Hyper-V reste en retrait par rapport à VMware, notamment au niveau de la migration de machines virtuelles à chaud (proposée au plus tôt fin 2009 par Microsoft) et de la sur-allocation de mémoire vive aux différentes machines virtuelles.
5. Mettre en place un plan de continuité d'activité sans offre tierce
La version 2003 permettait certes le déploiement d'une architecture en cluster afin de bénéficier d'une tolérance aux pannes. Mais par rapport à NT et 2000, leur mise en oeuvre était devenue fort complexe, particulièrement dans le cas où les serveurs ne sont pas dans le même sous-réseau. C'est justement le cas des géoclusters, avec lesquels différents serveurs sont répartis sur des sites distants. Or, ce type d'architecture est indispensable lorsque l'on veut assurer la continuité d'exploitation en cas de sinistre. Windows Server 2008 apporte des assistants de déploiement mieux conçus et vérifie la cohérence des noeuds avant la mise en production. Ces facilités ne séduiront toutefois que les ingénieurs peu familiers du cluster Microsoft.
6. Réduire l'effort de supervision
Dans Windows Server 2008, les différents services applicatifs sont présentés sous forme de rôles et de fonctionnalités, regroupés de façon logique. L'administrateur bénéficie donc d'une vue globale de ces services, ce qui améliore sa productivité. "Comme dans Vista, les opérations de déploiement et de mise à jour sont facilités, notamment par une gestion des images améliorée, synonyme d'industrialisation", ajoute Thierry Desbois (photo).
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