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Bientôt un socle de virtualisation universel et libre ?
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De grands éditeurs tels que Red Hat et IBM viennent de s’allier pour créer une plate-forme unique de virtualisation sous licence open source. Une alternative intéressante à Microsoft et VMware mais qui mettra encore de longs mois avant d’émerger. |
Même s'il s'octroie 75 % du marché de la virtualisation (selon le cabinet Gartner), l'éditeur VMware est sur tous les fronts de la virtualisation en ce moment. Après les serveurs et les postes de travail, le leader mondial s'attaque aux téléphones portables (notre article : VMware virtualise deux téléphones mobiles en un) et à l'iPad d'Apple (notre article : VMware porte Windows sur l'iPad d'Apple). Une telle réussite agace ses concurrents. "Quand une entreprise domine l'industrie, l'innovation souffre, et les clients en paient le prix" estime Scott Crenshaw, vice-président de Red Hat.
Avec BMC, HP, IBM, Intel, et SuSE, Red Hat vient de créer l'Open Virtualization Alliance (OVA). Ce consortium fournira une alternative open source basée sur la plate-forme KVM (Kernel-based Virtual Machine). Pour l'instant, selon le cabinet d'analyses Gartner, tous ces acteurs réunis pèsent moins de 1 % du marché de la virtualisation. La route sera donc longue ! D'autant que l'écosystème partenaires (logiciels et services) de VMware est particulièrement bien développé. En plus de fournir une plate-forme technologique alternative, l'Open Virtualization Alliance va donc s'attacher à convaincre les entreprises utilisatrices d'abandonner le modèle propriétaire pour une solution libre basée sur KVM. Pour cela, l'OVA compte développer un écosystème aussi riche que celui de VMware.
L'autre leader du marché, Microsoft, voit d'un bon œil cette alliance. Il vient en effet de signer un accord avec XenSource (Citrix) pour s'assurer que les prochaines versions de son hyperviseur fonctionneront parfaitement sous Linux, en parallèle d'un hyperviseur open source.
Au final, l'Open Virtualization Alliance a le mérite de clarifier le marché. D'un côté VMware et Microsoft avec leurs technologies propriétaires respectives, de l'autre des acteurs de poids qui ont une réelle expertise dans la constitution de communautés open source (IBM, Red Hat et SuSE notamment) mais qui prennent le train en marche alors que VMware vogue déjà toutes voiles dehors.
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