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Bing affûte ses armes mais piétine

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Par Marie Varandat le 20/06/2012 - indexel.net
 
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Avec moins de 4 % de parts de marché en France, Bing a encore du chemin à faire avant de représenter une menace pour Google. Mais Microsoft ne lâche pas prise et continue d’enrichir son écosystème.

 

90,1% ! C'est la part de marché de Google en France en nombre de visites générées par les moteurs de recherche, selon AT Internet en décembre 2011. Derrière, les concurrents se partagent les miettes et même en additionnant ses parts à celles de Yahoo, qui utilise le moteur de Microsoft depuis 2009, Bing n'atteint pas les 5 % du marché (3,3 % pour Bing et 1,5 % pour Yahoo). Pourtant, plusieurs enquêtes démontrent que les algorithmes utilisés par les deux éditeurs ne sont pas si différents (enquête SEOmoz) ou encore que, côté résultats, la différence ne justifie pas un tel écart (enquête Zdnet) même si Google se montrerait plus performant sur des requêtes complexes. La force de l'habitude justifierait-elle un tel écart ? Probablement, mais aussi un écosystème plus riche chez Google que Microsoft tente péniblement de contrebalancer en multipliant les opérations.

Multiplication des versions et des accords dès le lancement

Quatrième version d'un moteur de recherche d'abord connu sous le nom de Live Search, puis Windows Live Search et enfin MSN Search, Bing a été lancé en juin 2009. Son objectif : concurrencer la suprématie de Google. Force est de constater que trois ans plus tard, Microsoft piétine toujours et ce n'est pas faute d'y mettre les moyens : près de 100 millions de dollars investis en communication lors du lancement, accord valable dix ans avec Yahoo portant sur l'intégration de Bing au portail, accord encore en 2010 avec RIM, Bing devenant le moteur par défaut sur les terminaux Blackberry, etc. Sans oublier les accords locaux avec la Bibliothèque Nationale de France, AlloCiné ou encore Pages Jaunes en France pour ne citer que les principaux.

Nouvel assaut avec cure de beauté et rapprochement avec Facebook

Une stratégie payante puisque Bing remonte, péniblement certes et surtout au détriment de Yahoo, la pente aux États-Unis. Le moteur représentait 15 % des parts de marché en janvier 2012 auxquelles s'ajoutent celles de Yahoo (14 %) selon ComScore, contre plus de 60 % pour Google. Occasion pour Microsoft de relancer l'assaut avec une cure de beauté en mars 2012. Plus épurée, l'interface de Bing joue la carte de la simplicité et de la facilité de lecture des résultats avec la suppression des menus et des outils qui pourraient embrouiller les esprits. Et de poursuivre en juin avec un resserrement des liens avec Facebook. Moteur de référence sur Facebook, Bing accorde désormais une place plus importante au réseau social sur la partie droite de son interface, réservée auparavant aux encarts publicitaires. Elle sera désormais consacrée à la fameuse liste d'amis avec qui l'utilisateur a la possibilité de partager en instantané ses expériences de recherche et les résultats. L'évolution s'appliquera aussi aux autres réseaux moyennant un paramétrage du navigateur. L'objectif étant bien entendu de profiter de l'audience des réseaux sociaux en ligne...

Reste à savoir combien de temps Microsoft pourra continuer à investir dans un outil qui lui rapporte aussi peu pour développer son écosystème et atteindre la présence de Google sur le Web. Pour l'heure, cette stratégie des services en ligne coute environ 500 millions de dollars par trimestre à la firme de Richmond, dont une grande partie a été engloutie par Bing, selon l'agence Reuters.

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