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Business Intelligence : les entreprises françaises en retard

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Par Antoine Robin le 23/06/2010 - indexel.net
 
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Deux fois moins d'entreprises françaises sont équipées d'un outil décisionnel que dans le reste du monde. Mais l'évolution de l'offre en faveur des PME devrait permettre de combler ce retard.

 

Alors que le marché du logiciel a globalement régressé de 8 % entre 2008 et 2009, le marché des outils décisionnels (ou Business Intelligence, BI) connaît une croissance à deux chiffres. C'est ce que révèle l'analyste de Forrester Holger Kisker dans son étude "The State Of Business Intelligence Software And Emerging Trends: 2010". Une tendance qui devrait se confirmer avec la reprise économique.

Le marché avait été fortement secoué il y a trois ans avec le rachat de la plupart des acteurs indépendants par des poids lourds : Cognos par IBM, Business Objects par SAP, Hyperion par Oracle. Ce sont ces poids lourds qui caracolent désormais en tête des ventes. Au niveau mondial SAP mène la danse avec 20 % de part de marché devant IBM (17 %) et Oracle (14 %). En France, IBM est en tête (22 %), loin devant SAP (15 %), et Oracle (7 %). Mais l'étude révèle surtout que le leader incontesté est, encore et toujours, le développement sur mesure avec plus de 30 % des réponses.

Autre enseignement : la France est en retard. Alors que 54 % des entreprises dans le monde ont déjà mis en place un outil décisionnel, les entreprises françaises ne sont que 27 %. Et elles ne sont pas pressées de mettre à jour leur outil quand elles en possèdent un. Au niveau mondial, un quart des entreprises équipées mettront à jour leur outil contre à peine 10 % en France. L'étude de Forrester n'explique pas cette disparité. Cependant, la taille moyenne des entreprises joue certainement un rôle. Les PME françaises sont plus petites que leurs homologues allemandes ou anglaises. Or, le tarif des outils décisionnels reste élevé.

Heureusement, selon Holger Kisker, "nous n'utiliserons plus demain les outils de Business Intelligence sous leur forme actuelle" explique-t-il. Il faut s'attendre à retrouver leurs fonctions prédictives ou de simulation intégrées dans de plus en plus de logiciels. Bref, après l'acquisition des derniers acteurs indépendants, la Business Intelligence se dissout progressivement dans les logiciels métiers. Les PME devraient donc bénéficier de cette démocratisation des fonctions décisionnelles au sein de leurs outils métier habituels.

En parallèle, les éditeurs taillent des offres destinées aux PME. Certains comme Qlik Tech – considéré comme "le standard de la BI pour le mid-market" par le cabinet Gartner – se positionnent exclusivement sur ce marché. Logique. À partir d'une certaine taille, "une entreprise a besoin de piloter son activité à l'aide d'indicateurs fiables. Sinon, cela revient à faire atterrir un avion de ligne en plein brouillard, sans instruments de bord", résume Peter Welker, expert décisionnel chez Trivadis.

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