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Dette informatique : les DSI impuissants

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Par Marie Varandat le 06/06/2012 - indexel.net
 
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Quand on hérite d’un passif que plus personne ne comprend, difficile d’établir un état des lieux et d’estimer son coût de fonctionnement ! C’est pourtant le défi des DSI qui veulent réduire la dette informatique et faire évoluer leur existant.

 

La Grèce serait-elle la seule à avoir perdu le fil de ses comptes faute, notamment, de cadastre ? Il semblerait bien que non ! L'étude baptisée "La transformation Mainframe, ou comment transformer l'éléphant dans la pièce" menée par le cabinet de consulting Vanson Bourne pour le compte de l'éditeur Micro Focus révèle, en effet, que près de la moitié des DSI (46 %) ne connaissent pas le montant de leur dette informatique. La cause ? Une accumulation d'empilements d'applications et de flux mal maitrisés. Résultat, une grande partie des DSI est aujourd'hui incapable d'estimer son patrimoine applicatif, notamment sur mainframe, et de mesurer son coût de maintenance et d'évolution.

Un risque grandissant pour les entreprises

Transformée en élément de passif caché dans le bilan des organisations concernées, cette dette ne cesse pourtant de croître. Les 590 responsables informatiques interrogés à travers le monde dans le cadre de cette étude estiment en effet leur dette à 10,9 millions de dollars dont 8,5 millions pour les seules applications sur mainframe. Pire encore, ils pensent que la dette pourrait augmenter de 9 % environ dans les cinq prochaines années, hausse confortée par les résultats d'une enquête du Gartner Group qui avait estimé que la dette informatique atteindrait le trillion de dollars d'ici cinq ans. Le cabinet d'analyses conseillait fortement aux DSI de se structurer pour établir des rapports sur l'état de leur portefeuille applicatif afin de comprendre la dette informatique de leur entreprise, étape indispensable pour ensuite concevoir des stratégies en vue de la réduire.

Incapacité à établir des états précis

Un conseil suivi par une majorité des DSI : 87 % ont mis en place un processus de vérification de leur patrimoine qu'ils actualisent tous les quatre mois en moyenne. Mais 57 % d'entre eux avouent aussi ne pas avoir une vision très claire sur les détails... À leur décharge, un historique parfois très lourd à gérer. Ainsi, 18 % d'entre eux disposent de portefeuilles contenant des applications héritées que personne ne sait mettre à jour ni n'ose toucher, tandis que 15 % ont perdu le fil suite à une fusion-acquisition. Près d'un cinquième des DSI interrogés savent qu'ils ont des applications redondantes qui consomment inutilement des ressources mais il semblerait qu'ils n'aient aucun moyen de les identifier et donc de les arrêter. Enfin, cerise sur le gâteau, un DSI sur 20 considère son portefeuille applicatif comme un "vrai bazar".

Un frein économique et opérationnel

Au-delà des économies qui pourraient être réalisées par une meilleure gestion du patrimoine applicatif, il devient de plus en plus évident que les DSI vont difficilement pouvoir continuer à moderniser leur existant sans prendre des risques de plus en plus importants : une simple modification peut entraîner des réactions en chaîne incontrôlables quand on manque de visibilité sur les technologies et les interactions entre applications. Et ce d'autant plus que les compétences sur mainframe vont commencer à manquer : 11 % environ des équipes informatiques mainframe atteindront l'âge de la retraite d'ici cinq ans d'après les dirigeants interrogés.

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