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Écologie informatique : mythe ou réalité ?

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Par Marie Varandat le 04/04/2013 - indexel.net
 
Ecologie-informatique

Soucieux du développement durable, les Français seraient prêts, selon une récente étude Ipsos, à réparer ou "booster" leur ordinateur plutôt que de le remplacer. Mais quand l’obsolescence est programmée, les bonnes intentions sont-elles suffisantes ?

 

Réalisée par Ispos pour Crucial.fr, filiale de l'un des plus grands fabricants mondiaux de mémoire, Micron Technology, une étude révèle que 86 % des Français pensent qu'il est préférable pour l'environnement de réparer un ordinateur ou de lui ajouter de la mémoire plutôt que de le remplacer. Plus de la moitié d'entre eux (66 %) seraient même prêts à repousser un achat si leur matériel existant pouvait être rendu plus performant. Une intention sans aucun doute louable mais peu réaliste sur un marché où de nombreux facteurs se conjuguent en faveur d'une obsolescence programmée.

Réparations et entretiens plus chers qu'un remplacement

Selon différents analystes, dont le cabinet WiPro Product Strategy and Services, la durée de vie d'un ordinateur de bureau serait en effet de seulement trois ans. Au-delà, son entretien coûte plus cher qu'un remplacement. Pour un particulier, la marge est légèrement supérieure : cinq à six ans pour un fixe mais seulement trois ans pour un portable.

De fait, la baisse des prix des ordinateurs n'est pas uniquement due à la production de masse. C'est notamment vrai pour les ordinateurs portables qui ont vu leur prix divisé par deux en dix ans mais au détriment de la qualité. Certains produits "grand public" sont conçus pour fonctionner deux à trois heures par jour. Au-delà, ils chauffent et les composants "grillent".

Or, les particuliers sont souvent les premiers à acheter des ordinateurs puissants, notamment en raison des jeux vidéo toujours plus gourmands en ressources. Résultat : selon l'assureur américain SquareTrade, 31 % d'entre eux tombent en panne durant les trois premières années d'utilisation, 21 % pour un problème matériel et 10 % pour un accident. Dans bien des cas, remplacer l'équipement défectueux revient plus cher que d'acheter un nouvel ordinateur, sans compter que les constructeurs ne sont pas très friands de réparations et ne fournissent pas toujours leur réseau de distribution en pièces détachées.

La course à la performance

L'évolution rapide des technologies intervient également dans cette obsolescence programmée. Notamment au niveau des normes qui rendent un matériel récent (carte graphique, processeur, bus, etc.) rapidement obsolète, la compatibilité ascendante ne figurant pas parmi les principales qualités du marché informatique. Il faut ajouter à cela des besoins accrus en performance car la simple consultation de pages web nécessite aujourd'hui beaucoup plus de ressources que par le passé en raison des technologies qui reportent l'essentiel des exécutions logicielles sur le poste client.

Dans ce contexte, ajouter de la mémoire peut faire gagner un peu de temps mais ne constitue qu'une solution de moyen terme. Quand l'ordinateur s'essouffle, c'est un ensemble de composants travaillant de concert qui sont dépassés par les exigences logicielles.

Plus efficace, la solution qui consiste à continuer à travailler avec d'anciennes versions de logicielles, moins gourmandes et qui ne remettent pas en cause les normes, semble plus efficace. Mais elle isole l'entreprise et nuit à ses échanges avec des partenaires qui suivent le rythme des évolutions technologiques sans compter qu'elle n'est pas toujours possible...

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