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Google Native Client : l'OS est dans le navigateur !

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Par Alain Bastide le 23/02/2011 - indexel.net
 
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Pour améliorer les performances des applications en ligne sur les terminaux mobiles et aider les entreprises à migrer vers une architecture applicative web, Google propose de placer le système d’exploitation dans le navigateur.

 

La stratégie logicielle de Google consiste à faire de son navigateur, Chrome, le nouveau socle d'exécution des logiciels de nouvelle génération. Avec la puissance des postes de travail actuels, les progrès conséquents des compilateurs Javascript et les nouvelles fonctionnalités du langage HTML 5 (notre article : HTML 5 figé en mai 2011 fin prêt en 2014), un simple navigateur permet en effet de développer n'importe quelle application. Ou presque.

Pour permettre aux éditeurs et aux entreprises de migrer progressivement vers une architecture 100 % web, Google propose une nouvelle technologie baptisée Native Client. Open source, ce kit de développement (SDK) composé d'un greffon et d'un compilateur permet "d'exécuter de façon transparente et sécurisée du code natif à l'intérieur du navigateur" indique Google sur son blog destiné aux développeurs. En d'autres termes, Google propose un mini système d'exploitation qui s'exécute dans son navigateur.

Concrètement, le SDK Native Client permet d'exécuter des applications C et C++, compilées pour un processeur Intel x86 (le support d'ARM est en cours), directement dans le navigateur Chrome 10. Cette fonctionnalité est particulièrement intéressante car il est possible de faire appel à un binaire depuis l'interface de programmation (API) de Native Client via du code Javascript et même depuis un élément HTML.

Côté performances, l'empreinte de la version actuelle de Native Client (Artic Sea) est très faible (de l'ordre de 1 à 3 %) comparée à celle des technologies RIA telles que Silverlight (Microsoft) ou Flash (Adobe). En revanche, l'interface de programmation est encore pauvre. Mais Google promet d'ajouter de nouvelles API dans les mois à venir telles que le support de la 3D, l'accès aux fichiers locaux, le support du protocole bidirectionnel Websocket, etc.

Reste un problème de taille : pour tirer parti de Native Client, les développeurs doivent être expérimentés en C et C++. Ce qui n'est plus le cas de la majorité des informaticiens, habitués à des langages de haut niveau tels que Java et C#. Cependant, en obligeant les développeurs à coder leurs applications iPad et iPhone en Objective C, Apple a relancé l'intérêt pour ces langages de bas niveau. Par ailleurs, la version open source de .NET, Mono 2.10, est déjà capable de compiler du code VB et C# pour Native Client. D'autres compilateurs pourraient donc voir rapidement le jour si ce projet suscite l'intérêt général.

Au final, avec Native Client, Google tente de répondre à deux besoins très différents : de meilleures performances pour les applications s'exécutant sur les terminaux mobiles et la possibilité d'exécuter des applications héritées dans une architecture applicative moderne. Ceux qui ont connu les débuts du web y verront aussi le retour des ActiveX. Sauf qu'un logiciel compilé pour Native Client fonctionnera indifféremment sur Windows, Mac OS X et Linux et dans la plupart des navigateurs internet...

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