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Hackathon, un nouveau modèle pour l’innovation IT?

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Par Marie Varandat le 13/06/2012 - indexel.net
 
Hackathon-modele-innovation

Contraction de hacking et marathon, le "hackaton" fait des émules. Après la SNCF, c’est au tour de la mairie de Paris de l’utiliser pour stimuler la créativité. Original, le modèle soulève toutefois des questions sur la propriété intellectuelle.

 

La mairie de Paris vient de lancer le concours "Hackez la Ville". Ouvert à toute entreprise qui souhaite contribuer à l'élaboration des applications qui équiperont le mobilier urbain de demain, ce concours est en fait la seconde phase de l'expérience "Mobilier Urbain Intelligent", une quarantaine de prototypes, de l'abribus à la cabine téléphonique high-tech, étant en cours de test dans la capitale.

Favoriser la créativité par de nouvelles dynamiques

Originale mais pas forcément nouvelle, la formule "Hackathon" a déjà été retenue par la SNCF en décembre dernier. Objectif ? Stimuler la créativité par de nouvelles dynamiques et idées que des collaborateurs n'auraient pas forcément, car trop ancrés dans leur culture d'entreprise. Et aussi, comme le soulignait Laurent Maurice, responsable des projets de TGV Lab, sortir du modèle classique faisant recours aux appels d'offres, "les prestataires étant alors sous pression et devant tenir compte de nombreux paramètres – financiers, techniques, délais, etc. – qui freinent la créativité. Le principe du Hackathon est justement de faire disparaître toutes ces contingences pour se concentrer uniquement sur l'innovation".

Des règlements incomplets ?

En soi, l'idée est stimulante mais la mairie de Paris, pas plus que la SNCF, n'ont apparemment pris en compte la gestion de la propriété intellectuelle. Enfin pas réellement. Le règlement du concours "Hackez la Ville" stipule en effet que "tous les développements réalisés dans le cadre du présent concours restent propriété des développeurs, qui concèdent aux créateurs de mobilier urbain, à la Ville de Paris et au Laboratoire Paris Région Innovation un droit d'usage limité à la durée de l'expérimentation" et aussi par ailleurs que "le démontage du mobilier expérimental entraînera la fin de l'expérimentation du service numérique". Mais la mairie de Paris, comme la SNFC, sont des organisations publiques soumises à appels d'offres. En d'autres termes, rien ne garantit qu'à l'issue du concours elles ne conçoivent pas un projet qui reprendrait les idées des participants sans pour autant leur confier le marché.

Vers une nouvelle forme de pillage de la créativité ?

Le participant se retrouvera alors dans la position d'être mis en concurrence sur un appel d'offres reprenant une idée qui à la base est la sienne, ou du moins en partie. Et de fait, comme le confiait une des trois SSII ayant participé au Hackathon de la SNCF, cette situation entraînerait très probablement un litige sur la propriété intellectuelle. Point de vue conforté par Déborah David, avocat au Barreau de Paris et spécialisée en droit social au cabinet Jeantet Associés : "Une interface innovante va souvent de pair avec une 'œuvre de l'esprit', terme retenu par la loi pour désigner une œuvre relevant de la propriété intellectuelle et donc du droit d'auteur". Nul doute que la mairie de Paris pas plus que la SNCF n'ont pour objectif de violer les droits des participants. Il n'en reste pas moins que, si ce modèle pour favoriser l'innovation devait se développer, les entreprises ont tout intérêt à prendre en compte cet aspect dans le règlement de leurs concours.

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