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Java : rien ne va plus !

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Par Alain Bastide le 15/12/2010 - indexel.net
 
Java

Après Apple il y a 45 jours, la Fondation Apache s’oppose à son tour à Oracle et claque la porte du Java Community Process. La fondation Apache dénonce ainsi les dérives d’Oracle dans la gestion du langage de programmation.

 

Le 24 octobre dernier, Apple a décidé de ne plus maintenir Java sur MacOS. "Oracle fournit Java pour toutes les autres plates-formes. Ils ont leurs propres prévisions pour les versions, qui sont presque toujours différentes des nôtres et le Java que nous fournissons a toujours une version de retard. Ce n'est pas la meilleure façon de faire !" justifiait alors Steve Jobs, patron d'Apple. Quelques semaines plus tard, la Fondation Apache vient de claquer la porte du Java Community Process (JCP). Composé d'éditeurs et de communautés open source, le JCP pilote l'évolution du langage de programmation Java. En claquant la porte, la Fondation Apache tente d'attirer l'attention des entreprises sur les dérives qui ont actuellement lieu dans la gouvernance du projet.

Oracle attaque Google et la communauté open source

Le serveur d'application Java open source de la Fondation Apache, Harmony, concurrence les logiciels d'Oracle. L'éditeur a donc décidé de bloquer la diffusion d'Harmony en n'autorisant pas la Fondation Apache à valider son logiciel à l'aide du Test Compatibility Kit (TCK) prévu à cet effet. Une décision contraire aux termes de l'accord Java Specification Participation Agreement (JSPA).

Ce genre de blocage n'est malheureusement pas unique. Oracle a récemment attaqué Google pour violation de brevet et de copyright. La plainte déposée en août 2010 porte sur la machine virtuelle Java (JVM) Dalvik embarquée dans Androïd, le système d'exploitation pour mobiles de Google. Publiée sous licence open source, Dalvik est quatre fois plus rapide que la JVM officielle. Une concurrence qu'Oracle ne voit pas d'un bon oeil. "Nous sommes déçus qu'Oracle ait choisi d'attaquer à la fois Google et la communauté open source Java avec cette plainte sans fondement" expliquait à l'époque le porte-parole de Google, Aaron Zamost.

Enfin, Oracle a annoncé en février 2010 qu'il fusionnera d'ici mi 2011 sa machine virtuelle (issue du rachat de BEA) avec celle de Sun (HotSpot). Oracle n'a pas précisé si sa nouvelle JVM sera disponible gratuitement et en open source, comme c'était jusqu'à présent le cas d'HotSpot. Il y a fort à parier que la nouvelle JVM d'Oracle sera propriétaire et payante : la manne des utilisateurs actuels d'HotSpot est trop tentante pour Oracle.

Un Java à nouveau propriétaire ?

Sans le soutien d'Apple, de Google et de la Fondation Apache, le langage Java a toutes les chances de redevenir propriétaire. Pire encore, les entreprises utilisatrices et les éditeurs d'applications risquent de se détourner du langage. Cette situation porterait préjudice aux entreprises qui ont investi dans des technologies Java open source pour construire le socle de leur système d'information. Les logiciels qu'elles utilisent ne pourraient plus évoluer... à moins de payer à nouveau des licences à Oracle. Le problème se pose déjà pour les entreprises qui ont investi dans des applications Java SE (pour les postes de travail) et qui possèdent des utilisateurs sous système d'exploitation MacOS. Comment vont-elles assurer la portabilité des prochaines versions sur leurs Macintosh ? Aucune solution n'est en vue car Oracle ne sera jamais capable de proposer une version Java pour MacOS digne de ce nom.

Cette situation démontre une fois de plus que seuls les standards ouverts permettent de pérenniser les développements logiciels. Les entreprises qui ont parié sur des interfaces utilisateurs basées sur les standards du web (HTML, AJAX, PHP, etc.) plutôt qu'une technologie propriétaire telle que Java et .NET ont eu raison. D'autant que HTML 5.0 est largement suffisant pour des applications de gestion.

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