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L'État va réduire son budget informatique aussi
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Pour économiser 300 millions d'euros par an, l'État va nommer un DSI qui chapeautera tous les ministères, avec pour objectif de mutualiser les moyens et de rationaliser l'existant. On lui souhaite bon courage. |
Face à une dette record – 1 535 milliards d'euros, soit 80 % du PIB ou 24 000 euros par Français – le gouvernent a décidé de rogner sur son budget de fonctionnement. Initiée il y a deux ans, la révision générale des politiques publiques (RGPP) devrait permettre d'économiser jusqu'à dix milliards d'euros en quatre ans, de 2011 à 2013. Bien que l'informatique publique ne représente que trois milliards d'euros de dépenses annuelles, l'État vise une économie de 300 millions d'euros chaque année, soit 10 % du budget de fonctionnement. Pour y parvenir, les différentes directions informatiques vont devoir se serrer la ceinture et mutualiser leurs moyens. À tous les niveaux.
Pour mener ce vaste projet, le gouvernement va nommer un "directeur chargé de coordonner les dépenses informatiques de l'État". Outre une bonne gestion des dépenses publiques, ce "DSI de l'État" devra "évaluer le coût du système d'information" français, définir des "indicateurs de performance" et "disposer d'une expertise sur les achats informatiques". Voilà un poste qui va susciter les convoitises !
L'un des objectifs principaux de ce nouveau DSI de l'État sera de mutualiser l'infrastructure technique entre les ministères et services, notamment l'hébergement et la puissance de calcul. De là à créer un "cloud public" il n'y a qu'un pas... D'autant que sous la pression des lobbyistes, la France souhaite devenir le principal centre informatique (datacenter) de la planète (notre article : 2010, année du cloud computing). Et comme pour l'open source, l'administration devra montrer l'exemple.
Le nouveau DSI de la France devra également rationaliser le système d'information du pays s'il souhaite économiser 300 millions d'euros chaque année. En effet, la France compte 570 sites web qu'il faut mettre à jour et faire évoluer régulièrement. Or, le gouvernement veut augmenter le nombre de services publics en ligne tout en divisant par deux le nombre de sites web en activité. Cette décision survient à la suite d'abus tels que la facture "référencement" du site consacré à la pandémie grippale (qui n'a pas eu lieu) et a coûté la bagatelle de 242 000 euros ! Parmi les objectifs fixés : une seule charte graphique pour tous les sites web de l'État, un identifiant unique pour les citoyens, et l'ouverture des données publiques.
Le nouveau DSI de la France va avoir du pain sur la planche !









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