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Le projet de loi sur la refondation de l’école relance le débat open source

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Par Marie Varandat le 29/05/2013 - indexel.net
 
Refondation-ecole-open-source

En donnant la priorité aux logiciels libres, le projet de loi sur la refondation de l'école de la République a provoqué une nouvelle vague d’hostilités entre le camp open source et celui des logiciels dits propriétaires.

 

Il a suffi d'une étincelle pour que les protagonistes d'une bataille que l'on croyait définitivement réglée affutent leurs armes. Proposé par la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, un amendement au texte original du projet de loi sur la refondation de l'école de la République a en effet suscité une levée de boucliers. L'ajout prévoit une disposition donnant « la priorité aux logiciels libres ainsi qu'aux formats ouverts » dans ce qui sera le prochain système éducatif français. Les syndicats du secteur informatique, Syntec et Afdel en tête, crient à la discrimination. L'écosystème du libre en France se réjouit...

Arguments fallacieux pour un débat de fossiles

Le débat n'est pas nouveau mais on pensait la hache de guerre enterrée. Logiciels propriétaires et formats fermés versus solutions libres et formats ouverts...voilà qui nous ramène plus de cinq ans en arrière quand l'informatique devenait un objet politique, les libres penseurs s'opposant aux capitalistes. L'Afdel appelle "les pouvoirs publics à faire prévaloir le principe de neutralité technologique qui découle de l'article 1 du code des marchés publics pour rejeter ce texte qui instituerait autrement un régime de favoritisme en faveur du Logiciel libre". Le Syntec dénonce un texte qui "porte atteinte au principe de neutralité technologique qui est la règle notamment pour la commande et l'achat publics". En face, l'April "se félicite que la commission de la culture, de l'éducation et de la communication du Sénat ait reconnu l'importance des formats ouverts et des logiciels libres pour le service public du numérique éducatif, car eux seuls permettent de garantir l'égal accès de tous à ce futur service public".

Quand nos enfants deviennent les otages d'un débat dépassé...

L'histoire a prouvé qu'open source et logiciels propriétaires ont leur place dans ce monde et peuvent cohabiter. Les entreprises ont fait le tri, optant pour la meilleure solution en fonction de leurs besoins. Parallèlement, rappelons que la même histoire a prouvé que l'argument financier autrefois mis en avant par les défenseurs de l'open source n'en est pas un. Sur le long terme, tous coûts confondus, l'open source coute aussi cher que les logiciels propriétaires. Enfin, si certaines entreprises deviennent « tributaires » des éditeurs de logiciels, d'autres se retrouvent piégées par leurs développeurs qui ont conçu l'application open source qu'ils sont seuls capables de faire évoluer.

En d'autres termes, on peut discutailler longtemps des avantages et inconvénients de chaque solution. Mais la vraie question à se poser ne serait-elle pas de se demander quel logiciel répond le mieux à nos besoins ? Et dans ce contexte aux besoins des écoliers, lycéens et étudiants ? Dans cette perspective, il serait souhaitable de préserver la liberté de choix. A moins que la commission de la culture, de l'éducation et de la communication soit en mesure d'argumenter son amendement en expliquant en quoi, par exemple, il est mieux pour les générations futures de passer des heures à concevoir un graphique pour illustrer un rapport de voyage de classe ou de stage dans un traitement de texte quand avec un autre, quelques minutes suffisent...

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