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Ondes électromagnétiques : confirmation de l'impact sur les tissus humains
Face aux incertitudes des effets des radiofréquences sur le corps humain, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail préconise de limiter l'exposition des usagers.
Dans son rapport paru le 15 octobre, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), se base sur l'analyse de 3 500 études dont une dizaine considérées comme incontestables pour souligner "l'existence d'effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires". Le travail d'analyse de l'Afsset met en lumière le retard pris sur la connaissance des effets sanitaires concernant les bandes de fréquences inférieures à 400 MHz et celles de plus de 2GHz (par exemple : Wi-Fi 802.11 g et n, téléphonie 3G ), qui correspondent à des expositions professionnelles.
L'institution note également que "le niveau de preuve épidémiologique concernant des excès de certaines tumeurs reste très limité" et qu'il n'est pas "suffisant pour retenir en l'état des effets dommageables pour la santé comme définitivement établis". En l'absence de preuve formelle de l'innocuité des ondes radio sur la santé humaine, l'Afsset recommande de poursuivre rapidement des études épidémiologiques plus approfondies, et, en particulier, d'affiner la caractérisation des expositions des populations, à commencer par celle des enfants.
En attendant d'en savoir plus, l'Afsset recommande de réduire les expositions du public, notamment aux ondes des téléphones portables qui constituent la première source d'exposition du public. L'Agence préconise aussi l'affichage intelligible du débit d'absorption spécifique (DAS) qui permettrait aux utilisateurs de mobiles de privilégier les téléphones les moins exposants.
Par ailleurs, l'Afsset recommande de rechercher les quelques points du territoire où les niveaux d'ondes de radiofréquences sont nettement plus élevés que la moyenne, de les cartographier et de proposer une procédure pour réduire les niveaux. "Cette démarche s'inscrit dans une logique environnementale, où, dès lors qu'une exposition peut être réduite, elle doit être envisagée", précise l'Agence.









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