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Open Cloud : Amazon et Microsoft boudent le manifeste

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Par Alain Bastide le 01/04/2009 - indexel.net
 
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Les acteurs du cloud computing se préparent à une guerre de "standards techniques" que l'Open Cloud Computing ne semble pas pouvoir arrêter. En jeu : la séquestration politiquement correcte des données des entreprises utilisatrices.

 

Le cloud computing consiste à virtualiser une infrastructure informatique physique (serveurs, bases de données, serveurs d'applications, etc.) via des interfaces de programmation (API). Cette approche permet de manipuler des données ou des services applicatifs distants directement depuis un programme qui s'exécute localement ou sur cette infrastructure distante. L'intérêt est double pour les entreprises, notamment les PME. Elles disposent ainsi d'une infrastructure informatique haute disponibilité et ultra-performante, accessible à la demande, qu'elles ne pourront jamais s'offrir. Cette architecture leur permet d'exécuter des programmes spécifiques trop gourmands en ressources pour leur infrastructure locale. Le cloud computing permet également aux PME de transformer un investissement, très vite dépassé, en loyer.

Seul hic : l'interopérabilité. Que se passera-t-il par exemple si l'entreprise veut déplacer ses données de la base de données en ligne SQL Server Data Services (SDS) de Microsoft vers SimpleDB d'Amazon ? Jusqu'à présent, le langage SQL et des formats de stockage comme CSV garantissaient l'interopérabilité des données. Mais SimpleDB et SQL Server Data Services ne possèdent pas les mêmes API et les mêmes schémas de données.

Pour organiser cette cacophonie et garantir l'interopérabilité d'un nuage à l'autre, des ténors tels AMD, Cisco, EMC, IBM, Novell, ou bien encore VMware et Red Hat ont rejoint l'Open Cloud Manifesto. Une initiative qui prône l'ouverture et l'interopérabilité entre nuages concurrents. L'enjeu est de taille. Le cabinet d'études Gartner estime en effet que le marché du cloud computing atteindra 56 milliards de dollars en 2009. Or, pour atteindre ce volume et ne pas tuer la poule aux œufs d'or, les différents opérateurs de nuages informatiques doivent rassurer les entreprises et leur garantir qu'il n'y aura pas de guerre des standards comme c'est pratiquement toujours le cas à chaque rupture technologique en informatique.

L'initiative de l'Open Cloud Manifesto est louable. Mais elle n'a pas reçu le soutien de Microsoft ni d'Amazon. Ça commence mal ! Amazon estime que sa proposition technique actuelle illustre déjà parfaitement l'ouverture et la flexibilité que demandent les entreprises. "Notre plate-forme AWS est disponible pour de multiples langages de programmation et systèmes d'exploitation", assure l'entreprise. Quant à Microsoft, "quelques entreprises aimeraient contrôler l'évolution du cloud computing. Une démarche à l'opposé de celle visant à atteindre un consensus entre acteurs majeurs via un processus ouvert", justifie Steven Martin, responsable de la division Developer Platform Product Management chez Microsoft.

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