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Oracle fusionne ses machines virtuelles Java
Après le rachat de BEA et de Sun, l'éditeur va regrouper les points forts des deux JVM dans un seul socle d'exécution. À la clé : un coût d'administration moins élevé pour les entreprises.
Malgré tous ses efforts et des spécifications techniques très détaillées, la communauté Java n'a jamais réussi à atteindre son Graal initial : une portabilité à 100 %. Oracle va peut-être y parvenir grâce à son appétit d'ogre. En effet, l'éditeur a décidé de fusionner, d'ici 18 mois, ses deux machines virtuelles : JRockit issue du rachat de BEA il y a deux ans, et Hotspot issue de l'acquisition, plus récente, de Sun. C'est Mark Reinhold, ingénieur en chef chez Oracle et ancien de Sun, qui a annoncé la bonne nouvelle il y a quelques jours dans un webcast. Cette nouvelle "super JVM" intègrera les fonctionnalités temps réel de JRockit (indispensables dans de nombreux secteurs d'activité comme la finance) et le compilateur JIT (Just In Time) particulièrement évolué de HotSpot.
La fusion sera cependant délicate prévient Mark Reinhold. "Ce travail d'intégration est délicat car nous ne pouvons pas casser la compatibilité avec l'existant. Cela causerait des défaillances sur les systèmes en production de nos clients" a-t-il expliqué. La JVM est le socle d'exécution des programmes écrits en Java. C'est un point névralgique dont dépendent les performances et la stabilité des applications. Le travail d'intégration s'annonce donc long et délicat pour garantir les performances et la stabilité actuelles tout en maintenant une compatibilité ascendante à 100 %.
À terme, la fusion de ces deux socles d'exécution permettra à l'éditeur et à ses clients de faire des économies en n'ayant plus qu'un seul socle d'exécution à maintenir. Reste à savoir si cette nouvelle machine virtuelle java sera disponible en open source, comme c'était le cas d'HotSpot jusqu'à présent.









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