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Oracle rachète Sun : la mort de MySQL ?

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Par Alain Bastide le 22/04/2009 - indexel.net
 
Pingouins.symbolisant.Oracle

Oracle n'est pas un fervent défenseur des logiciels libres. Or, Sun est le premier éditeur open source dans le monde. De quoi inquiéter les utilisateurs de produits phares comme OpenOffice.org et MySQL.

 

Finalement ce n'est pas IBM mais Oracle qui rachète Sun pour 7,4 milliards de dollars. Après avoir acquis BEA (8,5 Md$) il y a un an, Oracle renforce son emprise sur la communauté Java en s'offrant la paternité du langage le plus utilisé en entreprise. L'offre logicielle de Sun étant totalement redondante avec celle d'Oracle, la communauté open source craint des coupes sombres. Oracle ne verse pas dans l'open source. Or, Sun suit une stratégie diamétralement opposée depuis plusieurs années. De Glassfish (serveur Java EE) à OpenSolaris (système d'exploitation) en passant par xVM (virtualisation), la majorité des logiciels de Sun sont gratuits et libres. "Sun s'était positionné comme le 'grand frère' d'un certain nombre de projets open source majeurs, tels que Open Office ou l'écosystème Java, fortement basé sur des implémentations open source des standards Java EE", rappelle François Letellier, consultant indépendant en open source et innovation ouverte.

Sun a racheté MySQL il y a un an pour un milliard de dollars. Quel sera le sort réservé à la base de données open source la plus utilisée dans le monde ? Personne ne le sait encore. Mais, en 2005, Oracle a racheté Innobase qui éditait le principal moteur transactionnel (InnoDB) de MySQL. De quoi mettre des bâtons dans les roues de son adversaire open source. De fait, pour assurer son indépendance, MySQL AB a du développer de A à Z un nouveau moteur transactionnel (Falcon).

"Le rachat de Sun inquiète mais pourrait, à moyen terme, s'avérer être un non-événement. Quelles que soient les options stratégiques prises par Oracle, elles n'infléchiront pas la vague de fond open source. Quant à laisser péricliter des stars du logiciel libre jusque-là sponsorisés par Sun, cela ouvrirait un boulevard à des repreneurs trop contents de l'aubaine. IBM en tête", estime François Letellier (photo).

Les analystes penchent plutôt pour un rachat opportuniste. Oracle ne possède pas d'offre de "Cloud computing" alors que Sun dispose d'une offre complètement intégrée de la conception du datacenter, aux machines, en passant par la couche logicielle. La plupart des experts estiment que c'est cette perspective et un coût raisonnable d'achat qui ont motivé Oracle. Dernière hypothèse évoquée par Charles Phillips, président d'Oracle, dans une lettre adressée à ses actionnaires : la simplification de son offre logicielle reposant sur un seul socle technique standard. Oracle avait déjà tenté de développer sa propre distribution Linux, sans grand succès. Premier éditeur de logiciels open source dans le monde, Sun possède une bonne expérience dans ce domaine.

Reste que pour les clients de Sun, passer sous le giron d'Oracle ne sera pas indolore. L'éditeur pratique des tarifs de licence élevés et n'a aucune connaissance du marché "hardware". La vente par appartements pend au nez de Sun.

Les dernières acquisitions importantes d'Oracle :

Middleware Progiciels
2009 : Sun - 7,4 Md$
2008 : BEA - 8,5 Md$
2005 : InnoBase (InnoDB) - nc
2007 : Hyperion (BI) - 3,3 Md$
2005 : Siebel (CRM) - 5,85 Md$
2004 : PeopleSoft (ERP) - 10,3 Md$

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