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Portrait-robot de l’éditeur de logiciels français
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Publié par le Syntec Numérique et Ernst & Young, le Top 250 des créateurs français de logiciels nous permet de dresser le portrait-robot de l’éditeur français type. |
À quoi ressemble un éditeur de logiciels français ? C'est en partie à cette question que répondent le Syntec Numérique et Ernst & Young avec la première édition du "Top 250 des créateurs français de logiciels". Comme son nom l'indique, ce classement regroupe les 250 premiers éditeurs de logiciels français en termes de chiffre d'affaires.
Très dynamique, le secteur du logiciel a réalisé un chiffre d'affaires de 7,7 milliards d'euros en 2010, en croissance de 10 % entre 2008 et 2010, malgré une baisse de 3 % en 2009. "Cette croissance générale du secteur cache cependant des différences par catégories", note le Syntec Numérique.
Le marché est structuré autour de trois groupes d'entreprises :
- 93 % sont des PME qui réalisent moins de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires. Elles représentent 32 % du chiffre d'affaires total du secteur,
- 4 % se situent entre 50 et 100 millions d'euros de revenus et représentent 12 % du secteur,
- 3 % génèrent plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires et représentent 56 % des revenus du secteur.
Les 93 % d'éditeurs qui réalisent moins de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires ont connu une croissance homogène autour de 18 % en 2008 et 2010. En revanche, les très grands éditeurs n'ont vu leur chiffre d'affaires croître que de 4 %. Ce sont finalement les éditeurs de taille intermédiaire qui tirent le mieux leur épingle du jeu avec une croissance de 26 % sur la même période.
La majorité des éditeurs sont installés en île de France (57 %) ou en Rhône-Alpes (14 %).
Comme c'est souvent le cas dans d'autres secteurs d'activité, plus l'entreprise est grande et plus elle réalise de ventes à l'étranger. Ainsi, les petits éditeurs (moins de dix millions d'euros de CA) réalisent seulement 23 % de leurs ventes à l'étranger contre 73 % pour les très grands éditeurs. Le rapport insiste donc sur la nécessité de soutenir les petits éditeurs français face à leurs concurrents européens.
En termes de métiers, le rapport distingue les éditeurs sectoriels, les éditeurs horizontaux, les spécialistes du grand public et des jeux, et les intégrateurs. Ces deux dernières catégories ne représentent que 15 % des entreprises, mais elles réalisent 33 % du chiffre d'affaires du secteur. À l'opposé, les éditeurs de logiciels horizontaux représentent 45 % des entreprises mais ne réalisent que 23 % du chiffre d'affaires.
Ce qui concerne la répartition par type de produits ou services, les éditeurs de logiciels français tirent près de la moitié leurs revenus de la vente de licences (32 %) et de la location d'applications (10 %). La maintenance applicative (25 %) et les services associés (24 %) constituent le reste du chiffre d'affaires. Il reste 9 % de revenus divers dont les sources ne sont pas précisées.
En résumé, l'éditeur de logiciels français type réalise moins de dix millions d'euros de chiffre d'affaires. Il développe un progiciel horizontal (métier) destiné aux entreprises. Ses revenus sont proportionnellement plus faibles que les spécialistes des jeux et du grand public. Ne sachant pas exporter, il est pénalisé en cas de contraction des budgets informatiques en France.
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