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Rétrospective de l’année IT 2011

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Par Antoine Robin le 14/12/2011 - indexel.net
 
Retrospective-annee-IT-2011

Retour sur les tendances marquantes de 2011 - cloud computing, consumérisation, internet mobile ou Green IT - pour vous aider à anticiper 2012.

 

Face à l'essor des terminaux mobiles connectés, le secteur informatique s'est réorganisé en profondeur. Quelques années après IBM,  HP a tenté d'abandonner la fabrication de PC (notre article : L'été IT 2011 dans le rétroviseur). Mais le fabricant a dû y renoncer face à la pression de ses actionnaires.

Pour la première fois dans l'histoire de l'informatique, la Chine est devenue le premier consommateur mondial d'ordinateurs. Selon le cabinet d'études IDC, cette tendance se confirmera nettement en 2012. Dans les pays développés, la baisse des ventes d'ordinateurs est essentiellement liée à un transfert vers les tablettes numériques jugées plus ludiques et moins chères. IDC prévoit ainsi que moins de la moitié des matériels informatiques vendus en 2011 seront des ordinateurs de bureau ou des PC portables (notre article : les tablettes électroniques cannibalisent le marché des PC).

L'essor du web mobile

Les smartphones ont également concurrencé les ventes de PC. Selon le cabinet d'analyses KPCB, il s'est vendu en 2011 plus de smartphones et de tablettes numériques que d'ordinateurs de bureau et téléphones portables (notre article : Les ventes de smartphones explosent, les entreprises doivent s'adapter). Résultat, les GSM tirent leur révérence et les internautes passent désormais plus de temps sur le web en situation de mobilité que depuis leur domicile ou leur bureau (notre article : Les applications mobiles plus utilisées que ls sites web). Une vente sur deux devrait d'ailleurs être réalisée sur les mobiles et le web en 2015.

Tous les grands acteurs se sont donc jetés sur le web mobile pour ne pas perdre une miette du gâteau. Mi-août, Google s'est offert Motorola Mobility, la branche mobile de Motorola, pour 12,5 milliards de dollars (notre article : L'été 2011 dans le rétroviseur). Le géant du web entend ainsi vendre ses propres terminaux Android. Microsoft a mis Windows 8 à la diète pour s'assurer une place sur les tablettes numériques. L'éditeur a promis que son nouveau système d'exploitation consommera 30 % de ressources en moins que Windows 7. Il s'est également allié à Nokia pour pousser son système d'exploitation mobile.

HTML 5 s'impose

C'est dans ce contexte que le langage HTML 5 a commencé à prendre la place qui lui revient. Les premiers navigateurs compatibles sont apparus début 2011. Comme le montrent les décisions de certains éditeurs, ce langage va devenir incontournable en 2012. Adobe a en effet abandonné sa technologie Flash sur les mobiles. Microsoft devrait lui emboîter le pas en stoppant le développement de Silverlight. Et Google propose Swiffy pour traduire les applications Flash en HTML5. La qualité du support de HTML5 et la rapidité deviennent deux paramètres clés pour les navigateurs qui n'ont plus vocation à s'exécuter uniquement sur les PC, mais surtout sur les terminaux connectés. Ces contraintes ont fait chuter la part de marché d'Internet Explorer sous la barre symbolique des 50 %. Et Chrome est désormais le deuxième navigateur plus utilisé dans le monde.

Cloud computing : nuage privé et SaaS

Cette croissance des terminaux mobiles connectés soutient l'essor du cloud computing dans les usages des particuliers. C'est notamment le cas des suites bureautiques en ligne. Google et Microsoft se sont affrontés toute l'année pour dominer le marché et conquérir les entreprises (notre article : Bureautique dans le cloud, une bataille de géants). Elles ont commencé à adopter ce modèle cette année, soit sous la forme d'un cloud privé, soit via des applications hébergées (SaaS) dont nous vous présentions dix services emblématiques (notre article : Les bonnes pratiques pour évoluer vers le cloud privé). Les pannes des nuages d'Amazon, de Google et de RIM nous ont rappelé l'intérêt des outils de sauvegarde de données en ligne (notre article : Sept services pour sauvegarder vos données en ligne).

IPv6 : la migration en vue

Cette croissance de l'internet et l'équipement informatique pays émergeants ont accéléré la migration vers le protocole IPv6. Le 3 février 2011, l'Icann, l'autorité suprême de régulation de l'internet annonçait en effet que "la réserve de quatre milliards d'adresses internet IPv4 a été épuisée ce matin" (notre article : Microsoft rachète 667 000 adresses ipv4 à prix d'or). IPv6 devrait donc être un sujet chaud en 2012.

La "physicalisation" pour plus d'économies d'énergie

L'essor du cloud computing pousse les fabricants de serveurs à adopter de nouvelles architectures matérielles plus économes en énergie. C'est notamment le cas de la physicalisation qui consiste à intégrer le plus grand nombre possible de processeurs basse consommation dans une baie. En novembre, HP a annoncé avoir réussi à regrouper 2 800 processeurs ARM dans une seule baie. Intel et AMD lui ont emboîté le pas quelques semaines plus tard pour ne pas se laisser distancer par les processeurs ARM (notre article : Intel et AMD testent la physicalisation des serveurs). Cette architecture de processeur a marqué l'année 2011 avec son adoption dans les tablettes numériques, les clients-légers, les ordinateurs portables, et les serveurs.

Big Data : le concept de l'année 2012

La multiplication des terminaux a également fait émerger un nouveau concept : le Big Data. Selon IBM, 90 % des données des entreprises sont inexploitables. Les entreprises ne possèdent pas les technologies nécessaires pour accéder et analyser la montagne de données qu'elles produisent chaque année. De nombreuses startup et projets open source se sont donc sérieusement attaqués à cette problématique depuis deux à trois ans, avec de premiers résultats concrets en 2011.

Consumérisation de l'IT et phénomène BYOD

Parmi les autres tendances de l'année, le poids des utilisateurs dans la gestion et l'évolution des systèmes d'information s'est encore accentué. Ce phénomène de "consumérisation" se traduit surtout au niveau des terminaux mobiles. D'abord destinées aux particuliers, les tablettes numériques ont fait leur apparition dans les entreprises face à l'insistance des utilisateurs (notre article : Tablettes, les 5 tendances qui ne trompent pas). Ces derniers souhaitent pouvoir travailler avec les outils informatiques de leur choix quitte à apporter leur matériel personnel. C'est le phénomène Bring Your Own device (BYOD)( notre article : Six questions sur le phénomène Bring your own device).

La Green IT, moins médiatisée

Enfin, crise économique oblige, les projets Green IT se sont multipliés. Moins médiatisée qu'il y a quelques années, cette approche consiste à dégager des économies financières tout en réduisant l'empreinte écologique et sociale des systèmes d'information. Les premiers retours d'expérience sont concluants avec des économies de l'ordre de 20 à 60 % dans tous les domaines : impression, serveurs, postes de travail, etc. (notre article : Quelles économies espérer avec le Green IT). En 2011, les entreprises se sont surtout intéressées à leur facture électrique et aux impressions (notre article : 12 conseils pour réduire sa facture électrique). Il faut dire que 40 % des ordinateurs restent allumés 24 heures sur 24. A partir 2012, elles devraient limiter les déplacements de leurs collaborateurs à l'aide des outils de collaboration et réunion à distance (notre article : Six foisplus de videoconférences d'ici 2015).

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