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Services cloud : le Gartner tire la sonnette d’alarme

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Par Marie Varandat le 12/12/2012 - indexel.net
 
Gartner-tire-alarme

Une analyste du Gartner dénonce les pratiques de certains fournisseurs de cloud en matière de niveau d’engagement. Trop contraignantes ou rigoureuses, elles cacheraient des pièges visant à protéger les prestataires avant tout.

 

Dans un billet publié le 5 décembre dernier par l'analyste Lydia Leong, le Gartner tire à boulet rouge sur les pratiques de certains fournisseurs de services cloud en matière de niveau d'engagement. Sous couvert de SLA (Service Level Agreement), certains prestataires – Amazon et HP en tête –, chercheraient plus à se protéger qu'à réellement servir les intérêts de leurs clients. En cause, des contrats qui imposeraient des règles très strictes en termes d'architecture ou encore de conditions à réunir pour bénéficier des SLA. Et de citer en exemple la pratique d'Amazon qui consiste à imposer à ses clients l'hébergement redondant sur deux datacenters différents, la garantie SLA ne s'appliquant que si les deux systèmes tombent. Et forcément, cette redondance a un coût pour le client. L'approche est très similaire chez HP qui ajoute en plus un mode de calcul du taux d'indisponibilité assez particulier : le décompte n'intervient que six minutes après la panne effective.

Faiblesses et pièges sur le niveau d'engagement

Le calcul du taux d'indisponibilité est d'ailleurs un des autres pièges dénoncés par l'analyste. La plupart des fournisseurs affichent en effet un taux de disponibilité de l'ordre de 99,99 %. Mais certains mesurent cette disponibilité mensuellement tandis que d'autres – dont Amazon et HP qui décidément n'ont pas la côte auprès de Lydia Leong – réfèrent le calcul sur l'année. L'incidence n'est pas énorme mais l'astuce reste intéressante. Sur un taux de disponibilité de 99,95 % garanti, le calcul mensuel n'autorise que 21 minutes d'interruption par mois, soit 252 minutes par an. En prenant les mêmes bases mais en effectuant le calcul sur l'année, cette durée d'interruption autorisée au contrat est de 270 minutes. Soit une différence de 18 minutes qui, rapportée à l'échelle d'une entreprise, est multipliée par autant d'utilisateurs qui ont des accès au cloud.

En d'autres termes, la plupart des entreprises signent des SLA avec leurs prestataires en espérant ne jamais avoir à bénéficier des indemnisations prévues car un bon fonctionnement du système est toujours préférable à une panne synonyme de perte d'activité. Si l'on en croit Lydia Leong, avec les fournisseurs de cloud, les entreprises sont servies : non seulement elles auront du mal à faire reconnaître un dysfonctionnement mais, en plus, elles ne percevront pas ou peu d'indemnisation !

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