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Virtualisation et cloud computing, oui mais

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Par Alain Bastide le 30/06/2010 - indexel.net
 
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Le récent débat à l'Assemblée nationale ainsi que la nouvelle étude du cabinet Solucom soulignent les avantages mais aussi les limites du cloud computing et de la virtualisation. Sécurité et réversibilité sont les mots clés.

 

L'informatique "dans les nuages" (cloud computing) est si populaire que des experts ont débattu de cette nouvelle forme d'externalisation, le 24 juin dernier à l'Assemblée nationale. Présidé par Pierre Lasbordes, député UMP de l'Essonne, le débat a souvent tourné autour du thème de la sécurité des données. "Les acteurs du cloud computing ne permettent pas toujours de réaliser des tests d'intrusion", a rappelé Giles Hogben de l'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information (ENISA).

Le reste du débat a montré que le cloud computing pose finalement les mêmes questions qu'une externalisation traditionnelle mais y ajoute une dimension technique : quid de la réversibilité et de son coût ? Une question "plus que jamais d'actualité" pour Benoit Louvet, avocat au barreau de Paris.

Selon la récente étude "Virtualisation et cloud computing, jusqu'où aller ?" publiée par Solucom, les fournisseurs ont encore du mal à y répondre. "La maturité des modèles du cloud est jugée encore faible et apporte peu de visibilité contractuelle et financière", jugent les auteurs. Surtout, soulignent-ils, "ce qui prête le plus à débat est finalement la délicate question du retour en arrière". D'où l'intérêt pour des nuages privés (lire notre article : sept étapes pour transformer votre SI en cloud privé) qui permettent aux entreprises de tester cette nouvelle architecture sur de plus petits périmètres en prenant moins de risque.

Reste que malgré ces questions, la mutualisation des ressources informatiques dans des nuages "permet de réduire les coûts et d'accroître la qualité de service", a rappelé Bruno Ménard, président du Club informatique des grandes entreprises françaises (Cigref). Un point de vue partagé par les experts de Solucom. "Les coûts d'hébergement, de serveurs, de réseau [ndlr : virtuels] sont moins chers, seul le stockage des serveurs virtuels introduit un surcoût" notent-ils. Cependant, "l'utilisation d'une solution logicielle virtualisée rend la relation avec l'éditeur plus complexe quant à la gestion des modèles de licence notamment et à l'engagement du support".

Si bien que "les aspects opérationnels représentent de tels coûts qu'après la virtualisation, la facture pourrait rester globalement la même" estiment les experts de Solucom. Le facteur coût ne doit donc pas être le seul critère discriminant.

Dans de nombreux cas, les entreprises se tournent vers la virtualisation et le cloud computing parce qu'elles n'ont tout simplement plus de place pour ajouter de nouveaux serveurs physiques. Bien qu'importants, le coût et la sécurité redeviennent des éléments secondaires lorsqu'ils sont comparés à la continuité et à la qualité de service. Selon le cabinet IDC, plus de la moitié des centres informatiques des entreprises sont obsolètes.

La vraie question qui se pose donc est le choix entre l'externalisation via le cloud computing ou l'internalisation des moyens en augmentant la densité des salles serveurs via la virtualisation.

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