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APPLICATIONS

3D en relief : des applications professionnelles abordables

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 14/04/2010 - indexel.net
 
3d-relief

Popularisée au cinéma par Avatar et en passe d'entrer dans les foyers, la 3D en relief va probablement se démocratiser dans différents domaines d'applications professionnelles telles que la CAO mécanique, architecture ou médecine.

 

1. Quelles applications pour quels utilisateurs ?

L'imagerie en relief devient pertinente dans les domaines de la CAO mécanique, de l'architecture ou encore de la médecine, de la chirurgie (notre article : Biorobotique et nanorobots, la chirurgie du futur se dessine aujourd'hui) et des serious games. Il ne faut toutefois pas se tromper d'utilisateurs.

David Nahon"En CAO ou en architecture, c'est davantage le client qui est visé, que le concepteur lui-même, habitué à voir la 3D en faisant tourner les objets", affirme David Nahon (photo), responsable des technologies de virtualité immersive chez Dassault Systèmes. Ces clients s'entendent au sens large du terme. "Il s'agira aussi bien des commerciaux internes que des distributeurs ou du client final", estime Didier Debons, cofondateur de 3DTV Solutions, une société française spécialisée dans le relief appliqué au monde professionnel.

À terme toutefois, même les concepteurs pourraient être intéressés. "Le relief est peut-être superflu lorsque l'on conçoit une seule pièce mais il permet de gagner en productivité quand il s'agit d'en assembler des centaines", soutient  Stéphane Quentin, responsable produits chez nVidia. Dans le domaine de l'imagerie médicale, des médecins et chirurgiens ayant tenté l'expérience affirment pour leur part que la vision en 3D permet de traiter davantage de cas en un temps donné.

2. Technologie avec lunettes, quel coût ?

La stéréoscopie par lunettes à obturateurs à cristaux liquides ne présente pratiquement que des avantages. Tout d'abord, elle s'accommode d'un moniteur supportant une fréquence de rafraîchissement de 120 Hz, nécessaire à l'affichage des images alternativement destinées à chaque œil. Ensuite, elle ne dégrade pas la définition native de ce moniteur. Enfin, elle se révèle économique : un moniteur 22 pouces ne dépasse pas 250 euros et par exemple, le kit nVidia comportant des lunettes et un émetteur infrarouge est vendu 190 euros.

Stéphane Quentin"Initialement destiné aux jeux, ce kit est utilisé par des médecins pour afficher des images 3D issues de scanners et d'IRM", affirme Stéphane Quentin (photo). De plus, un produit équivalent est désormais intégré dans un notebook Asus vendu 1 800 euros. À noter que ce procédé avait été commercialisé à un prix plus élevé par CrystalEyes il y a plusieurs années avant de devenir confidentiel à cause de la quasi-disparition des écrans CRT, remplacés par des LCD longtemps incapables d'atteindre 120 Hz.

3. Et le relief sans lunettes ?

Le seul inconvénient du relief avec lunettes, c'est... qu'il impose le port de lunettes ! "Cela devient un handicap, par exemple lorsqu'il s'agit de convaincre des élus locaux ou une population de la pertinence du réaménagement d'un centre-ville", explique Didier Debons. Les écrans auto-stéréoscopiques, c'est-à-dire capables d'afficher en relief sans lunettes, présentent toutefois des inconvénients dus à leur conception. Ils sont en effet constitués d'un écran classique sur lequel est plaqué un réseau lenticulaire qui permet d'envoyer une image différente sur chaque œil. Afin de supporter plusieurs points de vue, typiquement 8 ou 16, ce réseau de lentilles affiche autant de couples d'images que d'angles de vision différents.

Didier Debons"Plusieurs personnes situées dans un angle de 60 à 70 degrés peuvent ainsi voir en relief en même temps", affirme Didier Debons (photo). Pour autant, la résolution s'en trouve dégradée. Autre écueil, le surcoût est élevé. Il faut en effet cumuler autant de cartes graphiques que d'angles de vision. Quant au coût des moniteurs, dont la taille va de 8 à 60 pouces, il atteint 2 000 à 4 000 euros pour un 24 pouces. Toutefois, ces produits sont pour l'instant fabriqués en faible quantité par de petits constructeurs. "Avec l'arrivée récente de Samsung et NEC, les prix devraient baisser et la 3D sans lunettes pourrait devenir un marché de masse" estime Didier Debons, tout en admettant qu'elle restera complémentaire des technologies avec lunettes et de la 2D.

4. Logiciels existants : quelle compatibilité ?

Lorsque l'on parle de compatibilité, il faut distinguer d'une part la mise en œuvre d'un logiciel de CAO par le concepteur, d'autre part la génération, à partir du modèle préalablement créé par le concepteur, d'images ou de films destinés à un public tiers. "Pour la 3D avec lunettes, dans les deux cas, la compatibilité des logiciels existants est immédiate puisqu'il leur suffit de supporter les pilotes Quad Buffered Stereo Open GL, ce qui est le cas de la plupart d'entre eux, en particulier Catia ou Autocad", affirme Stéphane Quentin. Ces pilotes permettent à l'application de générer simultanément deux flux d'images, soit un pour chaque œil.

Mais dans le cas de la 3D sans lunettes, il faut générer autant de flux que d'angles de vision. 3DTV Solutions s'est justement fait une spécialité de concevoir des pilotes permettant de calculer ces flux pour une grande variété de moniteurs, à partir de fichiers CAO, donc uniquement en aval de la conception. "Mais nous travaillons également avec l'éditeur PTC afin d'offrir la vision en relief dès la phase de conception", précise Didier Debons.

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