Samedi 21 octobre 2017
NASDAQ : 6629.0532 23.9863   nasdaq0.36 %
RECHERCHE
OK
 
NEWSLETTER
newsletter
Abonnez-vous gratuitement
à notre newsletter
hebdomadaire - Cliquez ICI
Indexel
  • DOSSIERS
  • PRATIQUE
pub Publicité
 

APPLICATIONS

Avis d'expert : Mais où va l'Open Source ?

Imprimer Envoyer à un ami Contacter la rédaction
Par Patrick Benichou le 04/05/2005 - indexel.net
 

Si la part de l'Open Source au sein du système d'information des entreprises reste modeste, force est de constater qu'une étape majeure a été franchie. Depuis plus de deux ans, les inquiétudes sur la qualité et la fiabilité des logiciels produits en mode collaboratif ne semblent plus occuper le devant de la scène. L'avis de Patrick Benichou, Pdg d'Open Wide.

 

Des logiciels comme Linux, Apache, Mozilla-Firefox ou Open Office, ainsi que l'implication clé d'acteurs comme IBM, Dell Oracle ou HP semblent avoir définitivement clos le débat de la crédibilité de l'Open Source en entreprise. De même, la question de savoir s'il s'agit ou non d'un phénomène de mode a de ce fait trouvé sa réponse. Les DSI ont désormais intégré l'idée que, à l'avenir, à l'échelle mondiale, les travaux collaboratifs seront à l'origine de nombre de logiciels opérationnels et que l'informatique, de plus en plus complexe, entre dans une phase dans laquelle de nombreux composants génériques deviendront usuels. Au-delà des raisons économiques, les DSI ont bien perçu les avantages qu'ils pouvaient attendre d'un tel mouvement. Et ce, dans de multiples domaines : la normalisation, l'indépendance vis-à-vis de ses fournisseurs, la mutualisation des moyens humains de développement et de maintenance...

Les logiciels libres continuent d'inquiéter

Pour autant, la rupture de modèle est loin d'être entrée dans les moeurs. Les logiciels libres continuent d'interpeller, voir d'inquiéter dans leur mise en oeuvre. Et les questions abondent ! Quelle est la pérennité de la solution Open Source pressentie ? Sur quels partenaires m'appuyer quant à sa mise en place ? Qui va m'assurer le support et les corrections d'anomalies en cas de difficultés ? Quelle est la politique d'évolution associée à ces logiciels ("roadmap") ? Comment connaître ou évaluer l'impact de nouvelles versions sur mon organisation ? Ou bien encore, comment continuer à bénéficier d'un support sur les versions n-1 ? Voilà autant d'interrogations de fond qui dorénavant se retrouvent au coeur des préoccupations.

 

Pour répondre à ces inquiétudes, mais également à la forte demande du marché, les initiatives se multiplient, et les éditeurs de solutions déploient leurs argumentations. Les grandes SSII créent à la hâte leurs départements Open Source, les constructeurs élargissent leur offre de support... De façon plus discrète, mais sans doute encore plus profonde, un autre mouvement de fond est en pleine évolution : celui du modèle des communautés Open Source. C'est pourtant probablement là que se joue l'avenir du logiciel libre dans ses relations à l'entreprise.

Des licences peu explicites

 

Il faut aussi rappeler que les logiciels libres sont soumis à des licences garantissant un grand nombre de droits (usage illimité, accès aux sources, modification, diffusion, duplication...) et une protection en matière de "copyright". Contrairement aux idées reçues, le logiciel libre est protégé par le droit d'auteur. En effet, ses auteurs restent seuls détenteurs du droit de faire évoluer ses conditions d'utilisation, à savoir la licence qui le régit. Toutefois, un logiciel libre étant le résultat de multiples contributeurs, chacun pouvant se prévaloir de ses droits d'auteurs, on touche du doigt une difficulté du modèle et un aspect fondamental de la chose : la politique de contribution à une communauté, ou plus largement sa gouvernance. Or dans ce domaine, les licences qui régissent les logiciels libres sont souvent peu explicites, ce qui contribue au flou qui entoure l'Open Source à l'heure actuelle.

L'émergence de modèles très différents

 

De plus, la montée en puissance de l'Open Source s'accompagne de l'émergence de plusieurs modèles très différents. D'un côté, des "fondations" telles que Apache, Mozilla ou la communauté Object Web mettent en oeuvre des gouvernances fortement ancrées sur la technologie et sur une légitimité de compétences et de contributions. D'un autre côté, apparaissent des communautés fortement pilotées par des sociétés commerciales, dont l'accès à la contribution est intimement lié la politique marketing ou commerciale de l'entreprise. Souvent, de telles communautés mettent également en place une politique de licences duales, libres ou non, permettant de commercialiser des version "pro". On peut citer les cas de MySQL, de QT ou encore celui du serveur d'application JBoss. La nécessité juridique de passer à une licence pro ou non étant pour certaines solutions laissée dans un flou entretenu.

Rappelons pour conclure que le logiciel libre puise sa force (et sa pérennité) dans son ouverture et sa diversité. Le marketing appliqué au "Bazar", pour séduisant qu'il puisse paraître, pourrait bien à terme s'avérer néfaste à sa nature profonde. Une dichotomie marquée entre les deux types de communautés pourrait en résulter. Ces évolutions de fond, associées aux enjeux des débats sur la brevetabilité garantissent en tout cas de passionnants échanges.


 
Partager :
 
pub Publicité

CloudStack by IkoulaCloudStack by Ikoula

Cloud Computing : Atouts et freins, acteurs du marché, conseils et témoignages