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APPLICATIONS

Bureautique en mode hébergé : pour les entreprises ?

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 09/05/2007 - indexel.net
 

Avec Google Apps, le géant a donné le coup d'envoi de la bureautique en ligne en entreprise, terrain que Zoho ou ThinkFree avaient défriché. Malgré l'enthousiasme ambiant, ces services auront du mal à détrôner les suites bureautiques.

 

"Google Apps et ses concurrents sont encore imparfaits mais ils combleront rapidement leurs lacunes. Ce qui permettra dès 2008 un décollage en volume des services de bureautique en ligne", prévoit le très enthousiaste Louis Naugès, président de Microcost. Selon lui, le phénomène est inéluctable tant les avantages sont importants. Le premier d'entre eux serait la légèreté de ces offres, synonyme de facilité d'emploi. Pour autant, la couverture fonctionnelle de Google Apps est vaste : traitement de texte, tableur, calendrier partagé, "chat", portail personnalisé, outil de création de pages web et e-mail avec antispam et antivirus. Un autre avantage, lié à l'architecture centralisée, concerne le travail collaboratif, bien plus naturel qu'avec les suites bureautiques traditionnelles. "On peut réellement travailler à plusieurs sur le même document sans avoir besoin de gérer et transmettre de multiples versions", donne en exemple Louis Naugès.

Les avantages : simplicité, travail collaboratif et faible coût

Enfin, l'aspect économique pourrait convaincre certaines entreprises, notamment celles qui sont lasses de la politique de licences de Microsoft. En l'occurrence, Google Apps, lancé en février dernier, est gratuit pour les universités ou entreprises n'exigeant pas d'engagements de services. "Pour un coût de 38 euros par an et par utilisateur, nous garantissons un taux de disponibilité de 99,99 %", déclare Laurent Lasserre (photo), directeur commercial de Google Enterprise France. Pour ce prix, Google met à disposition un kit de développement permettant de réaliser des interfaces avec les applications internes, ainsi qu'une console dédiée à l'administration des utilisateurs, que l'on peut coupler à un annuaire LDAP. Selon Louis Naugès, Google Apps serait globalement dix à vingt fois moins cher que Microsoft Office. Il resterait en outre plus économique qu'Open Office, certes gratuit mais qui génère les habituels coûts de déploiement et d'administration de toute application cliente.

Les freins : mode déconnecté et confidentialité des données

Au chapitre des inconvénients, outre la légèreté synonyme de fonctionnalités limitées, deux problèmes handicaperont ces offres. Tout d'abord, il s'agit du mode déconnecté, qui n'est pour l'instant pas supporté. "Ce n'est pas très grave car il devient possible de se connecter pratiquement de n'importe où. D'autre part, La version 3 de Firefox, attendue pour fin 2007, offrira un mode déconnecté", tempère Louis Naugès (photo). Plus inquiétante, la question de la confidentialité suscite des réticences d'ordre culturel qui seront difficiles à surmonter. De futurs contrats de confidentialité entre Google et les premiers grands comptes adoptant sa solution pourraient peut-être changer la donne. La sécurité des données poserait en revanche moins de problème. En effet, Google duplique systématiquement les données sur trois systèmes différents. De plus, il est toujours possible de stocker en local les documents les plus critiques.

Une solution idéale pour la rédaction collaborative

De par le poids de Google et les contrats de services proposés, Google Apps semble l'offre la mieux placée pour séduire les entreprises. Mais ce n'est ni la plus complète ni la plus cohérente. "Les fonctions sont plus limitées que celles de Zoho, excepté pour la gestion des utilisateurs. De plus, les différents modules sont mal intégrés, comme si Google avait cherché à occuper le terrain le plus rapidement possible pour bloquer le marché", estime Miguel Membrado (photo), fondateur de Netcipia. Mais de leur côté, Zoho et ThinkFree ne proposent pas de contrats de services et n'ont même pas francisé leurs offres. En revanche, contrairement à Google, ils les déclinent sous la forme de logiciels payants pour les entreprises désirant déployer le service en interne tout en profitant des avantages d'une architecture centralisée.

En attendant que ces offres parviennent à maturité, il est conseillé de limiter leur déploiement en entreprise. "Tout en gardant les licences Office, on peut commencer à adopter Google Apps pour quelques postes puis migrer très progressivement en utilisant les fonctions d'import/export pour assurer la transition", estime Louis Naugès. Mais on peut également préférer ces services aux suites bureautiques lorsque des personnes d'horizons variés doivent participer à la réalisation de documents. "À l'université Léonard de Vinci, des professeurs et des élèves utilisent Zoho depuis cette année pour réaliser des travaux de rédaction collaborative. C'était bien plus compliqué l'an dernier, lorsque nous devions encore procéder à d'incessants échanges de fichiers", raconte Miguel Membrado, qui donne des cours dans cette établissement.

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