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APPLICATIONS

Développer une application sur iPhone ou iPad : les huit questions à se poser

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 13/10/2010 - indexel.net
 
Applications-ipad-iphone

Réaliser une application pour iPhone ou iPad impose des contraintes. Mode de diffusion et de référencement, fonctions, ergonomie, système, outil de développement : presque tout est spécifique et sous le contrôle d'Apple.

 

1. Pourquoi développer une application sur iPhone ou iPad ?

"Vendue sur l'App Store, une application peut non seulement être rentable pour son éditeur, mais aussi générer des revenus publicitaires ou encore constituer par elle-même une publicité", explique Chadi Abou Karam, gérant de Qualia Systèmes, un prestataire spécialisé dans la réalisation d'applications mobiles. C'est ce dernier modèle économique qui intéresse de nombreuses entreprises voyant dans une telle application un moyen de promouvoir leurs marques. Un exemple : l'application de maquillage virtuel, Lancôme Make-up pour iPad. D'autres secteurs – banque, assurance, transport, tourisme – seront motivés par la fourniture d'un service gratuit à leurs clients.

2. À quel coût ?

Le coût de développement est évidemment très variable. Chadi Abou Karam estime qu'il n'est pas possible de descendre en-deçà de 15 000 euros. Un chiffre majoré de 20 % si le client veut inclure une clause de refus par Apple, qui correspond au coût des correctifs pour que l'application soit acceptée.

3. Web App ou application autonome ?

Compte tenu de ce coût, la question se pose de se limiter à une simple application Web (ou Web App), plus rapide à développer et portable. "L'application autonome s'impose sur des critères qualitatifs, lorsqu'il faut exploiter les fonctions de l'appareil – GPS ou Gyroscope – et lorsque le mode déconnecté est essentiel", résume Chadi Abou Karam (photo).

4. Quelles sont les bonnes pratiques ?

christophe collet"Hyper connecté, l'utilisateur d'iPhone veut une application pratique et réellement utilisable, ce qui nécessite de limiter au maximum le nombre de clics", conseille Christophe Collet (photo), directeur général d'Adenyo. Pour guider les éditeurs, Steve Marmon, professeur à l'université de Stanford, a récemment publié une méthodologie qui se résume à éviter le superflu sans toutefois être trivial. "La simplicité pour l'utilisateur peut être synonyme de complexité pour le développeur", signale toutefois Chadi Abou Karam. Par exemple, Qualia Systèmes a développé une application de flux RSS qui permet de naviguer dans les articles pendant le téléchargement lui-même, ce qui impose que cette opération puisse s'effectuer en tâche de fond.

5. Quelles différences entre iPhone et iPad ?

Fonctionnellement, l'iPad peut être vu comme un gros iPhone. Mais ce serait une erreur de raisonner ainsi. "Les applications mixtes iPhone/iPad ne sont pas satisfaisantes sur l'iPad, notamment à cause d'un zoom inesthétique", considère Christophe Collet. Il existe aussi des raisons de fond. "Une application iPhone est centrée sur des fonctionnalités pratiques alors que l'iPad se situe davantage dans l'univers du web, donc de la diffusion de contenu", affirme Christophe Collet. Le portage vers l'iPad nécessite donc de repartir pratiquement de zéro en redéfinissant graphisme et navigation. Les compétences techniques sont toutefois identiques.

6. Quel outil de développement utiliser ?

En avril 2010, Apple a interdit l'usage d'outils autres que le sien. "Celui-ci est très agréable à mettre en œuvre, notamment depuis que l'Interface Builder est stable. En particulier, designer et développeur peuvent travailler séparément", explique Chadi Abou Karam. Revers de la médaille, cet outil ne tourne que sur Macintosh et impose l'usage du langage Objective C. Mais depuis peu, Apple autorise à nouveau l'usage de produits tiers.

Michael chaizeAdobe a ainsi exhumé son "iPhone Packager", qui transforme une application Flash en application iPhone, sans installer de Flash player. "L'iPhone Packager prend en compte les spécificités de l'iPhone – résolution, orientation, accéléromètre, GPS et multi-touch", précise Michael Chaize (photo), évangéliste Flash Platform chez Adobe. Baptisé AS3, le langage est propriétaire mais proche de Java.

7. Validation : faut-il craindre Apple ?

Les applications iPhone ou iPad doivent être validées par Apple avant d'être visibles sur l'App Store. "Il faut attendre deux à trois semaines et discuter certains points, alors qu'avec Android, l'application est exposée sous 24 heures", note Christophe Collet. Au-delà des contraintes, Apple mène certes une démarche qualité.

chadi aboukaram"90 % des raisons de refus sont d'ordre technique", confirme Chadi Abou Karam (photo). Une dizaine d'autres raisons jusqu'à présent floues viennent d'être documentées par le constructeur. Les plus importantes : contenu "borderline" ou trop pauvre, fonctions trop proches d'un produit Apple ou application limitée à un catalogue des produits d'une marque ou à une publicité.

Pour autant, le dialogue avec Apple n'en est pas toujours facilité. Qualia Systèmes a ainsi essuyé trois refus secs pour son applicatif dédié à l'utilisation du préservatif. "Nous avons quand même réussi à avoir une personne au téléphone qui nous a donné une explication ambiguë qu'elle ne voulait pas formuler par écrit", s'étonne Chadi Abou Karam.

8. Cibler à la fois l'iPhone et Android ?

Entre les versions iPhone et Android d'une même application, les économies d'échelle se limitent à la définition de l'ergonomie et au graphisme, du moins si l'on s'en tient aux outils officiels, dont les librairies et les langages (Objective C et Java) sont différents. Mais avec l'arrivée de produits comme l'iPhone Packager d'Adobe, la portabilité devient une réalité.

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