Mercredi 18 octobre 2017
NASDAQ : 6623.6567 0.3477   nasdaq0.01 %
RECHERCHE
OK
 
NEWSLETTER
newsletter
Abonnez-vous gratuitement
à notre newsletter
hebdomadaire - Cliquez ICI
Indexel
  • DOSSIERS
  • PRATIQUE
pub Publicité
 

APPLICATIONS

HTML 5 : est-ce enfin le moment de l’adopter ?

Imprimer Envoyer à un ami Contacter la rédaction
Par Thierry Lévy-Abégnoli le 25/05/2011 - indexel.net
 
Html5-enfin-le-moment-de-l-adopter

Le langage HTML 5 est déjà largement mis en œuvre dans les navigateurs internet, apportant ou standardisant un cortège de fonctionnalités. Il est temps de l'implémenter sur les sites web en s'appuyant sur sa rétrocompatibilité.

 

HTML 5 formalise les bonnes idées mises en œuvre dans Internet Explorer, Chrome ou Firefox. "Il permet de sortir d'un langage orienté hyperliens pour aller vers le monde multimédia, en évitant que chacun le fasse de son côté", résume Patrick Antivackis, directeur technique chez Valtech. Les bénéfices s'expriment d'abord en termes de richesse de l'interface utilisateur. La création d'une interface RIA (Rich Internet Application) est en effet standardisée, ainsi que des notions comme le glisser-déplacer (drag&drop). De plus, les tags vidéo et audio permettent de supprimer les plug-ins et de personnaliser les players. La réactivité est en outre améliorée. "HTML 5 intègre des APIs qui évitent que l'interface se fige quand trop de traitements JavaScript sont lancés", explique Julien Roche, ingénieur d'études chez Objet Direct.

Tout un lot d'avantages

patrick antivackisLe nouveau langage permet en outre de spécifier le type de donnée (date, nombre...) attendu dans le champ d'un formulaire. "On peut ainsi proposer un clavier virtuel adapté qui simplifie la saisie", donne en exemple Patrick Antivackis (photo). Dans le même registre, on peut spécifier les types de données d'une page web (produit, article ou prix), conférant ainsi une signification sémantique aux tags HTML, que les robots des moteurs de recherche pourront interpréter.

On place aussi sous la bannière de HTML 5, des technologies périphériques qui apportent leur lot d'avantages : bibliothèque WebGL dédiée à la réalisation d'animations 3D, Canvas qui permet de réaliser des rendus dynamiques 2D avec JavaScript, ou encore le format de dessin vectoriel SVG (Scalable Vector Graphics). De même, les feuilles de style CSS 3 formalisent des initiatives propriétaires comme le support des coins arrondis, qui accélèrent le développement en évitant de réaliser des découpes.

Les applications mobiles en première ligne

Julien RocheHTML 5 intéressera particulièrement le monde des applications mobiles. Outre l'amélioration de la réactivité et de l'ergonomie, d'autres arguments sont plus spécifiques, comme le support du mode déconnecté et l'adaptation dynamique des pages à la taille de l'écran. "À cela s'ajoute la gestion des modes paysage et portrait, de l'accéléromètre, du gyroscope, du GPS et de l'interface tactile multipoint", complète Julien Roche (photo). HTML 5 apporte en outre avec le protocole Websocket, un vrai mécanisme de push qui limite la consommation de bande passante. Enfin, en gommant la disparité des systèmes d'exploitation, HTML5 constitue une alternative au développement de plusieurs versions natives d'une même application.

La standardisation presque stabilisée

David RoussetHTML 5 est encore à l'état de draft au W3C. Mais en mai 2011, les spécifications ont été figées jusqu'à 2014, date de la recommandation finale (notre article). "D'ici là, il y aura de nombreux tests des différentes implémentations dans les navigateurs", précise  David Rousset (photo), responsable relations techniques avec les développeurs web chez Microsoft. "D'ores et déjà, en part de marché, la plupart des smartphones et tablettes électroniques supportent déjà HTML 5", constate  Philippe Guédez, consultant chez Objet Direct.

C'est le cas de l'iPhone, des BlackBerry et des téléphones Android. En revanche, les Nokia et appareils sous Windows Phone 7 sont en retard. Sur le desktop, Firefox et Chrome sont prêts, ainsi que IE 9, dont le déploiement massif est prévu pour juin. "Fin 2011 ,50 % du parc de PC grand public sera compatible HTML 5", estime David Rousset. En entreprise, le processus de migration sera plus lent. De plus, autour de HTML 5, des technologies comme Websocket ou WebGL seront mises en œuvre plus lentement dans les navigateurs.

Développer en HTML 5 ans en s'appuyant sur la rétrocompatibilité

Il ne sera pas nécessaire de migrer les anciens sites web car HTML 5 est rétrocompatible. Les anciens navigateurs n'étant donc pas perturbés, on peut introduire progressivement les fonctions de HTML 5. "L'idée, c'est de cibler prioritairement les nouveaux navigateurs, quitte à ne pas être au pixel près sur les anciens, pour ne pas augmenter le coût de développement et le poids des pages", conseille Patrick Antivackis. Il reste que, pour garantir la rétrocompatibilité, un effort peut s'avérer nécessaire. Pour afficher des vidéos, il faut par exemple cumuler l'utilisation des balises HTML 5 et de Flash. "C'est un effort supplémentaire mais le développeur peut être aidé par un framework qui provoquera l'activation de telle ou telle portion de code selon le type de navigateur" détaille David Rousset.

philippe guedez

Cela dit, les outils de développement doivent encore compléter leur implémentation de HTML 5. "JQuery ou Dreamweaver supportent déjà HTML 5 et le processus va maintenant s'accélérer", affirme Philippe Guédez (photo). De son côté, Microsoft a sorti des services packs pour Visual Studio. "Les gains de productivité restent pour l'instant faibles", admet David Rousset. Pour autant, HTML 5 n'est pas la panacée. "Pour prendre l'exemple de la vidéo, HTML 5 convient pour le tout-venant mais Silverlight ou Flash resteront nécessaires pour mettre en œuvre des fonctions complexes", considère Patrick Antivackis. Par exemple, Seul Silverlight supporte la gestion des droits numériques (DRM) et le smooth streaming (streaming qui s'adapte à la bande passante).

LIRE AUSSI
 
Partager :
LIRE AUSSI
 
pub Publicité

CloudStack by IkoulaCloudStack by Ikoula

Cloud Computing : Atouts et freins, acteurs du marché, conseils et témoignages