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Hyper-V v3 : Microsoft tente de concurrencer VMware

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 24/10/2012 - indexel.net
 
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VMware est la référence lorsqu’il s’agit d’industrialiser la virtualisation. Avec HyperV-V3, Microsoft semble enfin proposer une offre équivalente, tant au niveau de l’exploitation des ressources matérielles que des fonctionnalités.

 

1. L'hyperviseur, une brique dont le choix reste essentiel

En 2012, l'hyperviseur n'est pas encore une commodité et reste une brique technologique relevant d'un choix stratégique. "Ce choix a une influence directe sur la capacité à supporter de fortes charges. De plus, les fonctionnalités restent assez différentes d'un produit à l'autre", affirme Joaquim Dossantos, directeur du département R&D d'Ikoula. D'autant que même si l'on tend vers une standardisation des formats d'images virtuelles, les problématiques de migration restent complexes. "À la migration des VM proprement dites s'ajoutent celle de leur configuration et de l'environnement d'administration associé" précise Joaquim Dossantos.

2. Une compétition entre Microsoft, VMware et Citrix

Joaquim DossantosLa course technologique entre Microsoft et VMware - avec Citrix en embuscade - conserve donc tout son sens. Or, dans cette course, l'éditeur d'Hyper-V a toujours eu un train de retard. "Avec Hyper-V v3, l'écart s'est fortement réduit", estime Joaquim Dossantos (photo). Intégré à Windows Server 2012, la troisième mouture d'Hyper-V apporte en effet son lot d'améliorations quantitatives et fonctionnelles.

3. Amélioration de la densité de VM et de leur puissance

"Les limitations quantitatives sont nettement repoussées, ce qui était essentiel pour nous, en tant qu'hébergeur de machines virtuelles ayant fait très tôt le choix d'Hyper-V. Quatre processeurs par VM, c'était trop peu et l'adressage des espaces de stockage au niveau des VM était limité", explique Joaquim Dossantos. En revanche, le nombre de processeurs par hyperviseur était déjà suffisamment important. Microsoft a également augmenté l'espace mémoire par VM et par hyperviseur, ainsi que le nombre de VM par hyperviseur et par cluster. Sur chacun de ces points, Hyper-V v3 fait désormais aussi bien que la dernière mouture de VMware vSphere (voir tableau ci-dessous).

Pauline Maillard"Cette course au nombre a un sens car elle correspond à la réalité des usages dans les datacenters, où les outils de provisioning permettent désormais de créer de très nombreuses machines virtuelles", explique Vincent Berny, directeur des offres et du business développement chez GFI Informatique. De plus, Hyper-V v3 intègre désormais des mécanismes comme la sur-allocation temporaire de mémoire, qui supporte les architectures NUMA au niveau des VM. "Les améliorations permettent d'augmenter fortement la densité des machines virtuelles", résume Pauline Maillard (photo), chef de produit Windows Server 2012 chez Microsoft.

4. Enfin une ouverture sur les commutateurs virtuels

L'ouverture aux commutateurs virtuels des spécialistes des réseaux est une nouveauté essentielle de Hyper-V v3. "C'est la fonction Virtual Switch Extensible, qui consiste à fournir des APIs pour nos partenaires, comme Cisco, NEC, 5nine ou inMon", précise Pauline Maillard. Une telle ouverture était jusqu'à présent le privilège de l'offre VMware. "Cela permet par exemple de filtrer des paquets en amont des VM, donc de sécuriser les flux en entrée et en sortie de la VM, sans impact sur le système qu'elle héberge", explique Joaquim Dossantos.

5. La haute disponibilité sans SAN

Hyper-V a également rattrapé son retard au niveau des fonctions liées à la tolérance aux pannes. "On est très heureux d'avoir des fonctions fondamentales qui manquaient", se réjouit Joaquim Dossantos. La nouvelle fonction Live Storage Migration permet ainsi de réaliser des migrations à chaud de machines virtuelles, sans SAN, notamment grâce à l'utilisation du protocole SMB, ce qui démocratise la notion de PRA. "On peut aussi faire une migration de l'espace de stockage de la VM", ajoute Pauline Maillard. De plus, la fonction Hyper-V Replica permet désormais la mise en place de scénarios de PRA permettant la copie asynchrone de VM dans des datacenters, qu'ils soient géo-distants ou sur le même site.

6. Une meilleure gestion du stockage

Vincent BernyJusqu'à présent, les VM ne pouvaient accéder à des ressources de stockage que via un attachement iSCSI. Avec Hyper-V v3, la carte réseau (HBA) d'une VM supporte les protocoles Fiber Channel et SMB, ce qui lui permet de puiser ses ressources de stockage directement sur le SAN ou sur le NAS. De plus, l'extension du format VHD en VHDX, fait passer l'espace de stockage d'une VM, de 2 To à 64 To. Là encore, l'hyperviseur de Microsoft se hisse pratiquement au niveau de celui de VMware, qui doit pour sa part segmenter l'espace (jusqu'à 60 disques de 2 To par VM). "Cette limite repoussée à 64 To est importante car il n'est pas rare de dépasser les 2 To, mais la segmentation imposée par VMware est rarement gênante car il est courant de répartir les bases sur plusieurs disques", commente Vincent Berny de GFI (photo).

7. Administration : il faudra attendre System Center 2012 SP1

Au chapitre des outils d'administration des environnements virtuels, la version actuelle de System Center 2012 (qui comprend Virtual Machine Manager) ne sait pas tirer parti de certaines des nouveautés d'Hyper-V v3, comme l'exploitation d'un nombre plus élevé de clusters, d'hyperviseurs hôtes ou de machines virtuelles, ainsi que la configuration centralisée du réseau virtuel. "Les synergies entre Hyper-V v3 et System Center arriveront avec System Center 2012 SP1, en tout début d'année 2013", annonce Pauline Maillard. En attendant, il est possible d'exploiter pleinement ces nouveautés via la nouvelle version du PowerSchell, intégré à Windows Server 2012. "Avec ses 200 commandes supplémentaires, ce PowerSchell nous permet d'intégrer facilement la gestion des nouvelles fonctions d'HyperV-V3, dans nos outils d'orchestration, en attendant System Center 2012 SP1", conclut Joaquim Dossantos.

HyperV-V3 : des améliorations quantitatives

  Hyper-V v2  Hyper-V v3    vSphere 5.1  Citrix XenServer 
Nombre de cœurs par serveur physique (donc par hyperviseur)   64   320   160   160
Nombre de cœurs virtuels (cœurs physiques ou multithreadés) par VM    4  64   64  16
Espace de stockage adressable par VM  2 To (format VHD)  64 To (format VHDX)   60 disques de  2 To  2 To
Mémoire vive par VM    64 Go  1 To   1 To   128 Go
Nombre maximum de VM par hyperviseur   384   1024   512   130
Nombre maximum de VM par cluster   1000 sur 16 nœuds   8000 sur 64 nœuds   4000 sur 32 nœuds  2080

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