APPLICATIONS, INFRASTRUCTURE
Les EDI traditionnels migrent vers Internet
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Les échanges en XML n'ayant pas supplanté les EDI à la norme EDIfact, ceux-ci délaissent les coûteux réseaux à valeur ajoutée pour migrer vers Internet grâce aux normes EDI-INT. Mais les réseaux spécialisés n'ont pas dit leur dernier mot ! |
Depuis des années, on prédit que les EDI traditionnels vont migrer vers des standards basés sur XML et emprunteront les chemins de l'Internet. En pratique, ces nouvelles normes placées notamment sous le signe d'ebXML peinent à s'imposer. L'essentiel des échanges reste donc basé sur EDIfact et passe par des réseaux à valeur ajoutée (RVA) tels que GXS, Allegro ou Atlas 400, jugés très coûteux par les entreprises. Faute d'une massive migration vers XML et Internet,
Des échanges sécurisés
Le protocole AS2 est de loin le plus utilisé, notamment dans la grande distribution. AS1 est souvent jugé plus simple à mettre en oeuvre mais ne se développe guère que dans le monde de
"Toute connexion du système d'information à l'Internet implique une problématique de sécurité beaucoup plus forte que pour les réseaux X25 ou le RTC, habituellement utilisés pour les échanges EDI", affirme Cyril Duret (photo), consultant B-to-B chez Unilog. Ces protocoles permettent le transport de n'importe quel type de document mais, de par leur origine, ils sont en pratique réservés aux échanges EDIfact.
Attention aux coûts cachés !
Parce qu'ils passent par l'Internet, les protocoles AS1, AS2 et AS3 sont sources d'importantes économies. Mais leur mise en oeuvre génère aussi des coûts. En effet, l'entreprise doit déployer un serveur HTTP (dans le cas d'AS2), convaincre ses partenaires, réaliser des tests avec chacun d'entre eux - ce qui revient à créer autant de liaisons point à point - puis assurer au quotidien le support.
"Les tests ne prennent que quelques heures mais il faut multiplier ce délai par le nombre de partenaires, qui se comptent parfois en centaines. De même, en cas de panne du serveur, il faudra gérer un afflux soudain d'appels téléphoniques. On réserve donc généralement ces protocoles aux aux partenaires les plus importants, soit 10 à 20 % d'entre eux", explique Christophe Viry (photo), directeur commercial d'Influe-Illicom. Les réseaux à valeur ajoutée (RVA) restent alors utilisés mais pour des volumes beaucoup plus faibles, voire simplement en back-up. Leur coût, fonction du nombre de messages, reste alors dans des limites raisonnables.
Vers une évolution des réseaux à valeur ajoutée
Pour autant, explique Cyril Duret (Unilog), les RVA conservent un énorme avantage : "il suffit d'une seule connexion pour dialoguer avec une communauté toute entière". Ayant identifié la menace des échanges directs via l'Internet, les opérateurs de RVA ont réagi en supportant AS1, AS2 et AS3, permettant ainsi à chaque entreprise d'atteindre immédiatement ses partenaires désirant exploiter ces protocoles. RVA et Internet ne sont donc plus antinomiques, du moins d'un point de vue technique. Car il reste cette problématique de coût qui amène nombre de responsables informatiques à se détourner des réseaux à valeur ajoutée.
Yann Le Layec, en charge du business development chez GXS leur répond : "notre modèle économique essentiellement basé sur les volumes va évoluer vers une tarification forfaitaire mensuelle avec un nombre de messages presque illimité". Parallèlement, certains éditeurs de traducteurs EDI comme Edicom ou Influe-Illicom profitent de cette évolution vers EDI-INT pour proposer des plates-formes d'hébergement en mode ASP qui, dans le principe, sont proches des RVA. "Techniquement, ce sont des concurrents directs mais en pratique, nous fournissons un support et un niveau de disponibilité bien supérieur", affirme Yann Le Layec. Chez Influe-Illcom, on se contente d'admettre que le taux de disponibilité est légèrement inférieur, soit 99,7 % contre 99,9 %.
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