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APPLICATIONS

Mashups en entreprise : des outils en quête de standards

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 10/12/2008 - indexel.net
 
Mashup03

Les mashups offrent à l'utilisateur final et au développeur non informaticien les moyens de créer rapidement des applications composites. Mais leur réalisation repose sur des outils graphiques en attente de véritable normalisation.

 

Marc Ogier, commercial, cherche les coordonnées d'un prospect. Il lance son navigateur pour afficher une application composée de plusieurs modules graphiques, ou widgets (encore appelés presentation mashups). Le premier module fait apparaître la liste des contacts, en fait extraite de l'application de relation client Salesforce. Marc Ogier clique sur un bouton placé à côté du nom du prospect qui l'intéresse. Cela provoque sa copie dans un autre widget donnant accès à un annuaire international. Immédiatement, les coordonnées complètes s'affichent. Un nouveau clic dans ce second widget et ces informations sont transférées dans un troisième widget accédant au service Google Maps, qui localise l'adresse sur un plan. Encore un nouveau clic et les coordonnées du prospect sont mises à jour à la fois dans Salesforce lui-même et dans le widget qui affiche les contacts. Un denier clic sur un bouton intitulé SAP et le contact est transféré dans l'ERP de l'entreprise.

Cet exemple mis en oeuvre à titre de démonstration par l'éditeur Twinsoft illustre l'intérêt des mashups, qui permettent non seulement d'associer dans un même écran des widgets interagissant  entre eux (ou parle de process mashups), mais aussi de mettre à jour des données dans le back office (data mashups).

Un développement à la portée du non informaticien

La concrétisation d'un tel scénario s'inspire des mashups grand public. Sur iGoogle par exemple, il est aisé de construire une page web composite, en glissant/déplaçant des widgets. Mais pour offrir directement cette possibilité en entreprise, il faudrait que les éditeurs de progiciels et les fournisseurs de services en lignes déclinent leurs offres sous forme de widgets, ce qui n'est pas encore le cas, faute de standard et de maturité.

Dans l'immédiat, l'alternative consiste à passer par des outils de développement permettant de générer et publier des mashups propriétaires. Privilégiant le paramétrage et le développement graphique, ils sont destinés aux utilisateurs avertis mais non informaticiens. "La DSI est toutefois concernée car elle doit adapter les règles de sécurité afin d'offrir un accès aux données, aux applications existantes et services tiers avec lesquels les mashups doivent dialoguer", signale Frédéric Richer (photo), directeur marketing chez Serena Software. Ce dialogue est facile à instaurer lorsque ces applications sont exposées sous forme de services Web (Rest ou Soap). Dans le cas contraire, il faut interroger les bases SQL ou extraire les informations utiles à partir de pages web, voire même d'écrans en mode terminal (3270 ou 5250). Une fois un ensemble de mashups réalisé, l'outil génère des pages Web généralement en Ajax, mises à disposition sur un serveur. Elles donnent accès à un catalogue de widgets que l'utilisateur peut sélectionner et assembler à loisir.

Vers l'émergence d'un standard

Les fournisseurs de ces outils cherchent bien à créer des écosystèmes en publiant des composants développés par leurs clients et partenaires. Serena Software a ainsi ouvert un portail d'échange de widgets. Mais le véritable décollage interviendra avec l'émergence de standards permettant aux éditeurs et aux entreprises de développer des widgets réutilisables dans n'importe quel contexte, que les utilisateurs pourront assembler sans se soucier de leur origine. "Il existe des ébauches de standards comme les widgets de Netvibes et de iGoogle. Les portlets sont également des sortes de widgets mais incapables d'interagir entre eux. Notre outil supporte tous ces formats", explique Olivier Picciotto, fondateur de Twinsoft.

L'ébauche d'une véritable standardisation pourrait venir d'IBM, avec son format iWidgets, lancé tout récemment. "Nous avons déjà rallié de grands acteurs comme Adobe, SAP ou Ilog", précise Philippe Bournhonesque (photo), directeur de la stratégie software chez IBM France. La standardisation concerne également la connexion des mashups aux données. "Il faudra à l'avenir utiliser des mécanismes universels de lecture et d'écriture, comme Atom ou les flux RSS", détaille Philippe Bournhonesque.

Quelques outils de développement et catalogues de mashups :

Produit Editeur Description
Lotus Widget Factory IBM Plug-in d'Eclipse dédié au développement de widgets.
IBM Mashup Center Comprend Lotus Mashup (mise en ligne de widgets que l'utilisateur peut assembler) et Mashup Hub (un catalogue de widgets et de flux)
Serena Mashup ComposerT Serena Software Outil de conception et de développement graphique d'applications composites intégrant des widgets, des flux RSS et des composants Flash.
Mashupexchange.com Plate-forme d'échange de mashups développés par les partenaires de Serena.
Convertigo Eclipse Studio Twinsoft Outil de conception et de développement graphique de widgets, avec possibilité d'intégrer des données nom structurées (issues de pages Web, d'écrans 3270, etc).

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