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APPLICATIONS
Progiciels de gestion intégrés en mode ASP : le marché mûrit, l'offre s'étoffe
La décision de louer en ligne un PGI est d'autant plus difficile à prendre qu'il s'agit d'externaliser presque toute l'informatique. Mais la maturité de l'offre, qui couvre désormais plusieurs progiciels ciblant les PME, n'est plus un frein.
Le mode ASP (ou Application Service Provider), qui consiste à louer un service applicatif accessible via l'Internet, s'est taillé un joli succès dans le monde de la gestion de la relation client - un peu moins dans celui des PGI. "Contrairement au déploiement d'un outil de CRM, celui d'un PGI a un impact sur la plupart des services et des employés. Il s'agit donc d'un projet d'externalisation globale dans lequel les entreprises hésitent à se lancer. Lorsqu'elles le font, c'est bien souvent parce qu'elles possèdent des sites distants éloignés sur lesquels il est difficile de déployer des applications", constate Eric Petit (photo ci-dessus), responsable marketing d'Aspaway.
Pour sa part, Olivier Pochard, PDG de Boost, a identifié trois types de clients : "les premiers n'ont ni ressources informatiques ni savoir-faire, les deuxièmes sont des sociétés à forte croissance et souhaitant avoir une visibilité sur leurs coûts, les troisièmes comparent approche classique et mode ASP afin de réduire leurs coûts".
De 100 à 300 euros par mois et par utilisateur
Plusieurs progiciels ciblant les PME, d'origine Sage, Interlogiciel, Adonix ou Cegid sont ainsi loués en ligne pour des tarifs de 100 à 300 euros par mois et par utilisateur, voire nettement moins dans le cas de Cegid S1, dont les fonctions sont toutefois limitées (voir notre tableau ci-dessous). Parmi ces éditeurs, qui n'ont pas de préférence particulière pour l'un ou l'autre mode de commercialisation, certains affichent un certain optimisme : "si l'on en croit notre réseau d'experts comptables et d'intégrateurs, qui sont les véritables prescripteurs, ce mode de commercialisation devrait croître rapidement dans les années qui viennent", affirme Valéry Tarondeau (photo ci-dessus), directeur du développement du marché des experts-comptables chez Cegid.
Les entreprises sont d'autant plus prêtes à franchir le pas que le marché est désormais bien éduqué et que les connexions ADSL sont désormais largement disponibles. Quelques échecs incitent toutefois à
Une architecture transparente pour l'entreprise
Techniquement, tout se passe sensiblement comme si le progiciel était déployé en interne ou hébergé en infogérance. Par rapport à un déploiement interne, il est consulté à distance via un navigateur Web ou grâce à la technologie de client léger Metaframe de Citrix (qui permet le déport de l'interface Windows sur des PC distants). Par rapport à l'infogérance, les serveurs applicatifs sont mutualisés au lieu d'être dédiés à chaque client.
Au plan de la personnalisation du progiciel, le mode ASP ne présente aucune spécificité. Elle est en effet réalisée traditionnellement dans le cadre d'une approche projet. Le prestataire qui accompagne alors le client est presque toujours un intégrateur tiers, seul Aspaway pouvant éventuellement assumer ce rôle tout en travaillant également avec des partenaires.
Prévoir la sortie du mode ASP
Les entreprises envisageant de louer une application en ligne doivent prévoir une éventuelle "ré-internalisation". Les progiciels mis en oeuvre étant parfaitement standards, cela ne pose a priori guère de difficultés. Mais il faut être attentif sur la durée de l'engagement prévu par le contrat, ainsi que sur la préservation des efforts de personnalisation. "Chez nous, le client doit seulement donner un préavis de trois mois et reste propriétaire de la partie spécifique", rassure pour sa part Olivier Pochard (photo ci-dessus), le PDG de Boost.
Quelques services de PGI en mode ASP
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