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Quatre formules pour stocker des données "dans le cloud"

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 22/10/2009 - indexel.net
 
Stocker-ses-donnees-dans-le-cloud

Le stockage "dans le cloud" recouvre des services orientés tantôt fichiers volumineux, tantôt bases de données. On peut également construire un service sur mesure ou encore mixer ces solutions, qui se révèlent complémentaires.

 

Toutes les offres de cloud computing ont certes un volet stockage. Ainsi, lorsqu'on loue des serveurs virtuels chez Amazon, Gandi ou Orange, ils sont associés à un espace disque qui peut être mis à profit pour y placer une base de données ou des fichiers. Mais quelques prestataires de cloud computing proposent des services de stockage autonomes qui peuvent être invoqués aussi bien à partir d'une application interne à l'entreprise que d'un serveur virtuel dans le cloud. Il en existe deux catégories : de bas niveau, les premiers sont orientés fichiers et blocs, de plus haut niveau, les seconds sont de type bases de données. Leur point commun : les données sont dupliquées sur des datacenters distants, ce qui supprime pratiquement les risques de pertes.

1. Stocker des fichiers et des blocs de données

Entrant dans la première catégorie, Amazon S3 (Simple Storage Service), Azure Storage (le volet stockage inclus dans Windows Azure) ou Sun Cloud Storage Service permettent de stocker des fichiers plats indexés ou des blocs de données dont la taille peut se compter en Go. L'accès s'effectue via des APIs spécifiques ou standards. Les offres d'Amazon et de Sun supportent en effet le protocole WebDAV (qui s'appuie sur HTTP).

Pascal OgnibèneCes services présentent toutefois des limitations. Avec S3, il n'est par exemple pas possible de verrouiller des fichiers. "S3 et ses concurrents ne sont adaptés qu'à des applications générant des accès peu fréquents en lecture et écriture. En revanche, ils permettent de stocker de gros volumes, tels que sauvegardes ou fichiers vidéo", explique  (photo), directeur technique chez Valtech Paris.

Si la taille des fichiers est tout de même limitée (5 Go pour S3), l'espace global augmente presque à l'infini et de façon transparente, au fur et à mesure que des fichiers sont transmis. Évidemment, la facture augmente également. Elle est de plus particulièrement complexe. Avec Azure Storage, le coût est de 0,15 $/Go/mois, plus 0,01 $ par tranche de 10 000 transactions, et il faut encore ajouter la bande passante (0,1 $ par Go entrant et 0,15 $ par Go sortant). Chez Amazon, on est à 0,18 € par Go/mois et 0,1 à 0,15 € par Go transféré.

2. Externaliser une base de données

Pour leur part, SQL Azure de Microsoft et Simple DB d'Amazon sont des moteurs de base de données, qui conviennent donc pour des données structurées et des applications transactionnelles. Ces fournisseurs ont toutefois adopté des philosophies différentes. Amazon Simple DB n'est pas un véritable moteur SQL. "Il n'offre que des fonctions basiques permettant de créer, lire et écrire dans des tables", prévient Pascal Ognibène.

Thomas LucchiniMicrosoft avait pour sa part démarré en 2008 par une offre comparable : SQL Data Services. "Mais les clients, motivés par des problématiques de reprise de l'existant, nous ont demandé un véritable moteur relationnel, dont la montée en charge est toutefois bien plus difficile à assurer", raconte Thomas Lucchini (photo), chef de produit plate-forme chez Microsoft. Ce problème semble avoir été résolu puisqu'en 2009, SQL Data Services a été remplacé par SQL Azure, qui offre un environnement quasiment identique à SQL Server. Son coût : 10 $/Go/mois, hors bande passante.

3. Construire un service de stockage "cloud" sur mesure

Pour autant, SQL Azure ou Simple DB imposent un moteur spécifique qui n'est pas forcément compatible avec telle ou telle application existante. Une alternative consiste à construire son propre service de stockage cloud en louant une machine virtuelle (par exemple avec l'offre Amazon EC2) dans laquelle on installera un moteur SQL standard (SQL Server, Oracle ou MySQL). L'espace disque sera celui qui est attaché à la machine virtuelle.

4. Mixer deux approches

Philippe HonigmanCes différentes solutions étant plus complémentaires que concurrentes, il est souvent pertinent de les mixer. C'est l'approche choisie par Ftopia, une société qui propose une application Saas de partage de fichiers basée à la fois sur les services EC2 et S3 d'Amazon. "Nous avons installé dans une machine virtuelle EC2, un moteur MySQL qui ne stocke que les méta-données, telles que versions des documents. Les documents eux-mêmes, bien plus volumineux, sont stockés dans le cloud S3", détaille Philippe Honigman (photo), PDG de Ftopia.

Quelques offres de stockage "dans le cloud"

Offre Prestataire Description
S3 (Simple Storage Service) Amazon Service de stockage de fichiers de bas niveau.
Simple DB Amazon Base de données non relationnelle avec fonctions basiques de lecture/écriture dans des tables.
Azure Storage Microsoft Service de stockage de fichiers de bas niveau (volet stockage de Windows Azure).
SQL Azure Microsoft Service de base de données relationnelle.
Cloud Storage Service (*)

Sun

Service de stockage de fichiers de bas niveau.

(*) La commercialisation de cette offre est suspendue aux décisions d'Oracle, depuis que Sun est passé sous sa coupe.

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