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APPLICATIONS

SaaS : attention aux idées reçues

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Par Alain Bastide le 18/03/2009 - indexel.net
 
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38% des entreprises françaises considèrent le SaaS comme une solution anticrise. Mais le cabinet Gartner estime que la location d'applications hébergées n'est pas la panacée et démonte cinq idées reçues.

 

Disponibles à la demande, les applications hébergées (Software as a Service ou SaaS) ont le vent en poupe. Au niveau mondial, le cabinet d'analyses IDC s'attend à une croissance de 36 % du marché en 2009 et 52 % des développeurs interrogés par l'institut Evans Data prévoient de travailler sur ce type de projet en 2009. La tendance est identique en France. Markess International constate une accélération de la demande : 66 % des responsables interrogés évoquent une augmentation du budget qui sera consacrée à ces applications d'ici 2010. Et pour 38 % des entreprises, le SaaS est une solution anticrise.

Malgré ce contexte très positif, Robert DeSisto, vice-président du Gartner, se dit préoccupé par l'attitude des entreprises "qui déploient ce type de solutions en s'appuyant sur de fausses hypothèses". S'il prévoit que 25 % des progiciels seront distribuées en mode SaaS d'ici 2011, il rappelle aussi - dans un rapport intitulé Fast checking : The five most-common SaaS assumptions - que cette architecture n'est pas la panacée que ses promoteurs voudraient nous faire croire.

Trois dangers à prendre en compte

Première idée reçue : les logiciels SaaS sont moins chers. C'est effectivement le cas sur les deux premières années car l'entreprise n'a pas à amortir le coût d'achat du matériel et des logiciels. Elle se contente de payer un abonnement mensuel par utilisateur. Mais l'intérêt économique est, selon Robert DeSisto (photo), bien moins évident à calculer au bout de cinq ans. Les entreprises obtiendraient dans la majorité des cas un coût total de possession (TCO) plus faible avec une application hébergée en interne.

Deuxième idée reçue : les logiciels SaaS se paient à l'usage. Avec l'avènement du "Cloud Computing", de plus en plus de fournisseurs de services en ligne proposent un modèle de tarification lié à la durée d'utilisation du service. C'est le cas par exemple de l'infrastructure AWS d'Amazon. "Dans la grande majorité des cas, les clients ont été amenés à signer des contrats pré-établis comportant une redevance fixe", indique le rapport. Et lorsque cette redevance fixe n'existe pas, le fournisseur accompagne souvent son loyer mensuel d'une clause contractuelle d'engagement annuel si l'utilisateur souhaite bénéficier de meilleurs tarifs.

Troisième idée reçue : les logiciels SaaS ne requièrent aucun déploiement. C'est en partie vrai d'un point de vue technique. Mais en partie seulement. Car de plus en plus d'entreprises commencent à relier leurs applications hébergées au reste du système d'information via les services web proposés par l'éditeur. D'autre part, il existe toujours une phase de paramétrage, qui, selon les cas, peut demander plusieurs mois de travail.

Des atouts encore ignorés

Quatrième idée reçue : les logiciels SaaS ne peuvent pas être intégrés au reste du système d'information. Cette situation était vraie il y a trois ou quatre ans. Depuis, la plupart des éditeurs proposent des interfaces de programmation (API REST, services web, etc.) pour accéder aux données et fonctions de leurs progiciels en mode synchrone. Il est même possible d'importer ou d'exporter les données en batch sous une ribambelle de formats différents.

Cinquième idée reçue : les logiciels SaaS répondent uniquement à des besoins fonctionnels basiques. Faux ! répond Gartner. Si les applications de gestion des forces de vente telles que Salesforce.com ont contribué à populariser cette architecture technique, les progiciels SaaS répondent désormais à presque tous les besoins des entreprises, même complexes. Pour preuve, SAP vient par exemple de racheter Coghead, une startup qui commercialise un ERP en mode SaaS.

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