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Cloud computing : les opérateurs télécoms bientôt leaders
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Leur réseau mondial et leur savoir-faire technique devraient les propulser en première position. À condition que les entreprises finissent par adopter le modèle d’informatique "dans le nuage". |
Le cabinet d'analyse Ovum s'attend à ce que l'intérêt des entreprises pour le cloud computing augmente fortement durant les deux ou trois prochaines années. Il est donc temps, selon le cabinet, pour les opérateurs télécoms de "développer des stratégies concernant leur entrée sur le marché". Paradoxalement, les spécialistes de l'informatique ne seraient pas les mieux placés. Dans une récente étude intitulée "La stratégie cloud computing des opérateurs de télécoms", Peter Hall rappelle que les AT&T, BT, Orange, et autres Verizon "disposent déjà d'une présence mondiale, de réseaux informatiques de très grande capacité et d'un réel savoir-faire à la fois en matière d'hébergement de serveurs et de sécurité". Bref, selon lui, ils sont plus aptes à remporter les marchés de l'Infrastructure-as-a-Service (IaaS) et du Software-as-a-Service (SaaS) que des acteurs comme IBM ou HP.
Selon Ovum, tous les opérateurs téléphoniques et de réseau sont parfaitement conscients de l'enjeu de ce marché pour leur développement. Et ils considèrent tous qu'il s'agit d'une évolution logique de leur métier. Pour illustrer cette prise de conscience, Peter Hall rappelle que "Orange a récemment déposé l'expression 'opérateur IT' pour refléter plus justement l'évolution de son activité".
Reste que les entreprises françaises sont encore réticentes face à cette nouvelle architecture. Le cabinet IDC révélait récemment (mai 2010) que 62 % des DSI et des directeurs d'infrastructure n'ont jamais réfléchi au IaaS (Infrastructure as a Service) contre 7 % qui sont en cours d'implémentation sur ce type de projet. Même constat concernant le PaaS (Platform as a Service) : 65 % des entreprises ne l'envisagent pas alors que 8 % sont en cours de déploiement. Bref, les opérateurs télécoms et les acteurs de l'informatique (IBM, HP, etc.) ont encore du temps devant eux pour mettre au point leur stratégie.









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