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Courant porteur en ligne : une mauvaise idée ?
Le courant porteur en ligne transforme votre installation électrique en réseau informatique. Une solution à la fois économique et pratique. Mais des problèmes de perturbation des ondes radio devraient réserver son utilisation à l'intérieur des bâtiments.
La technologie du courant porteur en ligne (CPL) transmet des données sur un réseau électrique à l'aide de signaux haute fréquence de faible intensité. Cette technique est utilisée quotidiennement depuis 20 ans par EDF pour effectuer ses relevés de compteurs électriques ou par les villes pour allumer et éteindre l'éclairage public. Depuis quelques années, une offre d'adaptateurs et de routeurs reposant sur le standard HomePlug s'est développée pour transformer le réseau électrique des habitations et des bureaux en réseaux locaux à haut débit. Mature et complémentaire des réseaux Wi-Fi, cette approche dite "indoor" offre un débit théorique de 14 Mbit/s sur
En France, un consortium composé de LEA, spécialiste du CPL, du fabricant de prises électriques Legrand et du fondeur ST Microelectronics travaille depuis peu sur un projet de prise électrique intégrant une interface CPL. Baptisé Smartplug, le projet des trois sociétés vise à apporter une réponse simple à la norme européenne d'installation électrique NFC 15-100. Obligatoire depuis juin 2003 pour toute nouvelle construction, elle impose d'installer une prise électrique et une prise réseau RJ45 dans chaque pièce sèche.
Par ailleurs, la technologie permettant de transporter un signal à haut débit sur de grandes distances est presque au point. Le CPL "outdoor" repose sur les mêmes principes que le CPL "indoor". Seule la plage de fréquences varie : 1,5 à 10 MHz en "outdoor" contre 10 à 30 MHz en "indoor". Le CPL "outdoor" permettra-t-il un jour de désenclaver à moindre coût (le réseau physique est déjà installé) les zones rurales les plus reculées où le DSL est absent ? Pas sûr. Car de nombreux radio amateurs signalent que le CPL "outdoor" crée des interférences avec les ondes radio courtes (quelques dizaines de MHz) utilisées par l'armée, les pompiers, la gendarmerie, etc. Face à ce risque, le Japon et la Finlande ont interdit le déploiement d'équipements CPL dans leurs pays. De plus, Rahul Tongia, auteur d'une étude sur le potentiel des hauts débits sur CPL, estime que le coût des équipements DSL devrait encore chuter, rendant de moins en moins intéressant le recours au réseau électrique pour les accès "outdoor".
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