Mardi 24 octobre 2017
NASDAQ : 6586.8262 42.2271   nasdaq0.64 %
RECHERCHE
OK
 
NEWSLETTER
newsletter
Abonnez-vous gratuitement
à notre newsletter
hebdomadaire - Cliquez ICI
Indexel
  • DOSSIERS
  • PRATIQUE
pub Publicité
 

MANAGEMENT

Démontrer la valeur ajoutée du SI à son DG

Imprimer Envoyer à un ami Contacter la rédaction
Par Christophe Legrenzi - Cabinet Acadys le 04/09/2002 - indexel.net
 

Les temps changent. Plus question d´investir dans les nouvelles technologies sans mesurer le retour sur investissement pour son entreprise. Mais avec quels moyens et quelles méthodes ? Qui est le mieux placé pour le faire ? Le point de vue de Christophe Legrenzi, PDG du cabinet d´études Acadys.

 

Depuis maintenant trois décennies, les investissements des entreprises dans les NTIC ne cessent de croître et ce quel que soit le secteur d´activité. Pourtant, la question du retour sur investissement reste toujours d´actualité. Malheureusement, aucune étude ou méthode ne répond de manière satisfaisante à cette interrogation légitime des dirigeants. Une enquête récente* indique que les trois quarts des directions informatiques sont convaincues d´amener à leur organisation une valeur ajoutée supérieure aux dépenses engendrées. Dans le même temps, près de 90 % d´entre-elles avouent être dans l´incapacité de la mesurer et donc de la démontrer à leur direction générale. Et les 10 % restantes ? Elles reconnaissent le faire mais partiellement, pour des projets ou initiatives spécifiques. Jamais pour l´ensemble des activités informatiques.

Appliquer les fondamentaux des bonnes pratiques de gestion

Il est vrai que les projets dont nous sortons tout juste (An 2000, Euro, ERP, Windows), très coûteux, ont pu éviter la difficile question de la justification économique. Mais les temps changent. Le caractère obligatoire sera de moins en moins une excuse valable. La situation économique que nous traversons aujourd´hui nous rappelle à l´ordre. Il va falloir appliquer les fondamentaux des bonnes pratiques de gestion. Enfin.Faut-il pour autant stopper tout investissement en attendant des jours meilleurs ? Une croyance injustifiée prônerait l´attentisme. Or c´est justement dans ces temps troublés, que la performance future des organisations se joue. Aussi, on ne peut plus éluder la justification économique des systèmes d´information. Une question fondamentale est de savoir qui, dans l´entreprise, doit réellement justifier la valeur ajoutée des systèmes d´information ? Deux écoles s´affrontent.

La fonction informatique mérite mieux

La première est naturelle. C´est la direction informatique ou le chef de projet informatique qui présentant son projet et les ressources nécessaires en profite pour évoquer sa rentabilité. La deuxième école défend l´idée que c´est à la maîtrise d´ouvrage de le faire dans la mesure où c´est elle qui est le plus souvent demandeur et qu´elle est le plus qualifié pour le faire. La maîtrise d´oeuvre doit quant à elle évaluer ses coûts de développement. Nous estimons que ni l´une, ni l´autre ne sont satisfaisantes. La première option déresponsabilise la maîtrise d´ouvrage alors que la deuxième risque fort de cantonner la fonction informatique dans un simple rôle de fournisseur. Or, elle mérite bien mieux.Aussi, nous nous permettons de défendre une troisième voie. Un modèle hybride : la co-responsabilité entre les différents acteurs de la maîtrise d´ouvrage et de la maîtrise d´oeuvre. Mais comment identifier la valeur ajoutée des systèmes d´information ? A ce stade, il faut distinguer les activités de fonctionnement des activités d´étude. Pour les activités de fonctionnement comprenant l´exploitation et les services aux utilisateurs, la valeur ajoutée de l´informatique peut être présentée sous différents angles :

"Terroriste" : arrêter les systèmes et mesurer l´impact sur l´organisation. Le résultat est en général facile à appréhender. L´arrêt de l´informatique entraîne généralement l´arrêt brutal de l´activité, signe de l´importance vitale des NTIC, mais aussi le départ du DSI !

"Manualisation" : comparer la situation actuelle informatisée avec l´équivalent sans l´aide de l´outil informatique. Ceci peut se faire pour une fonction donnée : la paie, la facturation, etc. Quelles ressources supplémentaires faudrait-il pour compenser l´absence d´outil informatique ? Quelles activités seraient impensables/impossibles sans informatique ?

"Efficacité technologique comparée" : mesurer par rapport à une norme, les coûts unitaires informatiques de type coût du poste de travail informatisé, des serveurs, du Ko, de la CPU, etc. C´est le domaine du benchmarking informatique.

"Efficacité métier comparée" : mesurer les coûts unitaires métier et les comparer aux autres entreprises (benchmarking métier).

"Patrimoine informatique" : évaluer les actifs matériels et logiciels de l´entreprise. Trois manières : ´cumulative´ - les montants investis pour arriver au stade actuel ; ´reconstruction´ - ressources nécessaires pour arriver à la situation actuelle ; ´marché´ - prix de vente possible.

"Différenciation" : mesurer les bénéfices des applications originales par rapport à la moyenne du secteur et ajouter le déficit des applications manquantes.

Pour les activités d´étude, il faut en premier lieu distinguer les différents projets. Une typologie est indispensable. Les grandes catégories sont les projets obligatoires, ceux amenant une performance quantitative financièrement ou une amélioration qualitative. Dans tous les cas, fonctionnement ou études, il est devenu indispensable de se forcer à identifier et mesurer les bénéfices sans quoi aucun progrès n´est possible. C´est une discipline qui risque fort de consacrer ses adeptes dans un futur très proche, mais aussi condamner ses détracteurs.

 
Partager :
 
pub Publicité

CloudStack by IkoulaCloudStack by Ikoula

Cloud Computing : Atouts et freins, acteurs du marché, conseils et témoignages