APPLICATIONS, SUR LE TERRAIN
Dossier médical partagé : une réalité en Franche-Comté
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L'Agence régionale d'hospitalisation (ARH) de Franche Comté assure le suivi médical de plus de 700 000 patients via le portail collaboratif fc-santé.org. Le témoignage d'Hervé Barge, chargé de mission télé-médecine. |
Le "Dossier médical partagé" (DMP) est un projet national qui recouvre des enjeux critiques de santé publique. La Franche-Comté joue à ce titre un rôle pionnier en étant la première région à disposer d'un DMP interopérable avec l'ensemble des structures médicales de la région et accessible aux patients. "700 000 habitants de la région disposent aujourd'hui d'un identifiant unique reconnu par l'ensemble des structures médicales et plus de 30 000 dossiers sont d'ores et déjà actifs", souligne Hervé Barge (photo ci-dessus), chargé de mission SI télé-médecine au sein de l'ARH Franche-Comté.
Éviter des centaines de milliers d'hospitalisations
Le projet conduit par l'ARH Franche-Comté repose sur le partage temps réel de l'information médicale via un portail d'accès collaboratif accessible via le Web par l'ensemble des professionnels de santé de
"Cet historique accessible en temps réel améliore considérablement la qualité des prescriptions et du suivi médical des patients. Il permet notamment d'éviter les risques liés aux interactions médicamenteuses qui occasionnent chaque année des centaines de milliers d'hospitalisations", souligne Blondine Mulin (photo), coordinatrice du réseau de périnatalité de
Une réactivité immédiate qui permet de réduire le taux de décès
Le projet a été initié en 2003 par la mise en oeuvre d'un Backbone offrant des capacités de transfert de 34 à 155 Mbits/s et le déploiement progressif de lignes spécialisées haut débit vers les Centre hospitaliers et les points d'accès des différentes structures médicales de
Si les bénéfices du DMP restent encore difficilement quantifiables, le seul projet relatif à la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux conjugue d'ores et déjà deux bénéfices majeurs. "Chaque minute compte pour ce type de pathologie et le partage immédiat de l'information entre les services d'urgence et de neurologie permet de réduire considérablement le taux d'accidents et de décès qui surviennent lors du transport des patients entre ces différents services", insiste Hervé Barge. Ce projet représente un coût total 300 000 euros répartis entre le serveur de transfert d'images, les postes de télé expertise et le développement d'un logiciel spécifique. Mais près de 1,5 million d'euros ont d'ores et déjà été économisés en trois ans sur le seul transport des malades.
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