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Du rififi dans les réseaux peer to peer

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Par DT le 03/05/2004 - indexel.net
 

Massivement utilisés pour télécharger des fichiers audio et musicaux, les logiciels peer to peer sont la proie d´une pression sans précédent de la part des maisons de disques.

La copie de fichiers informatiques - musique, vidéo, logiciel - est parfaitement autorisée par la loi pour un usage personnel. C´est ainsi que les particuliers peuvent transférer un CD audio sur leur walkman MP3 USB ou qu´une entreprise peut protéger les originaux des logiciels qu´elle achète en les gravant sur un CD. En revanche, le transfert de ces copies d´une entité morale (particulier ou entreprise) à une autre est formellement interdit. Or, c´est le rôle principal des réseaux peer to peer (P2P) tels que Kazaa ou iMesh. Agacée, la Recording Industry Association of America (RIAA) qui représente de grandes maisons de disque telles que Warner Music, BMG, EMI, Sony Music et Universal Music multiplie les poursuites judiciaires.

En l´espace de quatre mois, la RIAA a poursuivi 2 454 particuliers et entreprises pour "échange illégal de musique sur internet". Et elle vient tout juste d´annoncer qu´elle poursuivait 477 internautes supplémentaires. En général, l´accusé écope d´une amende d´environ 2 500 euros. Et la France n´est pas en reste : le 29 avril dernier, le tribunal de Vannes a condamné six internautes à de la prison avec sursis et à des amendes de plusieurs milliers d´euros pour téléchargement illégal de films via les réseaux peer-to-peer. En parallèle, l´association française Retspan a lancé une initiative - le projet Peer factor - qui risque de s´attirer les foudres des internautes. Cette dernière propose aux internautes de diffuser des fichiers musicaux et vidéos "leurres" ou des versions de démonstration de logiciels contre une rémunération de cinq centimes d´euros par fichier. Une fois téléchargés par l´utilisateur, les faux fichiers renvoient vers un site internet où il est possible d´acheter le produit en toute légalité. Les internautes touchent alors une commission à chaque vente.

Les procès de la RIAA et les initiatives telles que Peer factor semblent porter leur fruit. Si 1,5 million de personnes ont téléchargé Kazaa la semaine dernière, une étude du Pew Internet & American Life Project, estime que le nombre d´infractions diminue. Selon l´institut de sondage, 14 % des Américains disposant d´un accès Internet et ayant téléchargé au moins une fois de la musique en ligne ont abandonné cette pratique suite aux procès engagés par la RIAA. Bien que les sommes demandées par la RIAA ne soient pas très importantes, l´image de marque d´une entreprise peut en revanche être fortement détériorée par ce type de procès. Il est donc important pour une entreprise de maîtriser le trafic qui circule sur son réseau. De nombreux logiciels permettent de bloquer ce genre de trafic.

 
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