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Emploi informatique : pas d'amélioration en vue
Le chômage progresse deux fois plus vite chez les informaticiens que dans les autres professions. Les jeunes ingénieurs sont les premières victimes du ralentissement économique.
Selon la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), le chômage des informaticiens progresse. Fin septembre, plus de 34 000 d'entre eux recherchaient un emploi. Un chiffre qui a augmenté de 48 % entre septembre 2008 et septembre 2009. L'association professionnelle des informaticiens (Munci) souligne que le nombre total de demandeurs d'emploi, toutes professions confondues, a progressé d'environ 25 % sur la même période. Le chômage progresse donc deux fois plus vite dans l'informatique que sur l'ensemble du marché du travail.
Le Munci explique que cette situation est due en partie par le développement des "délocalisations offshore de services informatiques". Mais ce n'est pas la seule cause. Selon lui, "le laxisme réglementaire et juridique en matière de sous-traitance et de prêt de main d'oeuvre est largement responsable de la forte remontée du chômage dans ces professions". Interviewé par La Tribune, le président d'IBM France, Daniel Chaffraix, constate de son côté "une révision à la baisse des projets informatiques, car les entreprises manquent de liquidités". Les tensions sur le marché du travail sont donc aussi liées aux fondamentaux économiques.
Le chômage et la précarité touche d'abord les jeunes : 50 % des ingénieurs fraîchement sortis de l'école recherchaient un emploi en octobre 2009, contre 29 % des jeunes diplômés Bac+2. Heureusement, IDC est très optimiste au niveau mondial. Avec le développement des nouvelles architectures techniques - cloud computing, virtualisation, SaaS, etc. - le cabinet d'analyse table sur 5,8 millions d'emplois créés dans la profession entre 2009 et 2013. Avec de tels chiffres, les candidats à l'expatriation risquent d'être de plus en plus nombreux dans les années à venir.
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