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Emploi : les enchères inversées défient les députés
S'appuyant sur la détresse des personnes sans emplois et peu qualifiées, les enchères inversées viennent d'arriver sur le web français. Député de la 4e circonscription de l'Essonne, Nathalie Kosciusko-Morizet s'y oppose avec une proposition de loi.
Depuis que le site Jobdealer.net a importé le principe des enchères inversées en France, la députée de la 4e circonscription de l'Essonne, Nathalie Kosciusko-Morizet, ne décolère pas. "Face à cette pratique qui déshumanise la proposition d'embauche, il appartient au législateur de garantir les droits du salarié, de définir les limites applicables au marché du travail, et de proposer un modèle compatible avec nos valeurs communes", explique-t-elle sur son site. Déjà en vigueur en Allemagne, notamment sur le site Jobdumping.de, l'enchère inversée consiste à proposer un emploi en fixant une rémunération maximale sur laquelle les candidats enchérissent à
Aucune disposition législative ni réglementaire n'interdit aujourd'hui cette pratique en France. Le problème, c'est que ce principe s'applique surtout aux emplois non qualifiés. Dans ces conditions, les personnes peu qualifiées et sans emploi - donc à très faibles revenus - ont peu de chance de gagner un jour décemment leur vie. Nathalie Kosciusko-Morizet propose donc un texte de loi pour interdire purement et simplement cette pratique en France. Nous écrivions récemment que les institutions ne s'adaptaient pas assez vite aux usages du web et se contentaient de sanctionner les internautes, espérons que pour une fois Nathalie Kosciusko-Morizet nous fasse mentir.
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